Tirs de loups: l'Isère enfonce le clou !

Le 7 septembre 2006, suite à une décision préfectorale, deux loups étaient abattus en Isère, sur le massif de Belledone dans des conditions scandaleuses, occasionnant une action en justice de France Nature Environnement (FNE)

Cet été, le même troupeau – toujours insuffisamment protégé – a connu de nouvelles attaques. Alors que cela démontre une fois de plus que l’on ne protège pas un troupeau en tuant des loups (sauf à éradiquer l’espèce), le préfet a accordé une autorisation de tir de défense sans qu’aucun diagnostic pastoral n’ait été réalisé sur cet alpage.

Rappelons les faits :

- La protection du troupeau en cause est insuffisante : il s’agit d’un troupeau transhumant de 3200 brebis divisé cette année en deux lots (3 lots en 2006), avec trois chiens de protection en tout (deux chiens en 2006), regroupement nocturne et gardiennage. Alors que tous les spécialistes préconisent au minimum un chien de protection pour 500 brebis, il est clair que trois chiens sont dans l’incapacité totale de protéger 3200 brebis divisées en deux troupeaux, il en faudrait au moins le double.

- La topographie de l’alpage est défavorable au troupeau : l’alpage de la Périoule connaît de fréquents épisodes de brouillard, est très accidenté et situé à proximité d’une zone refuge boisée, autant d’éléments favorables aux attaques de loups, d’autant plus qu’il existe une faille dans la protection du troupeau. Ce n’est pas pour autant la destruction régulière de loups qui réglera le problème, puisque le secteur convient à l’espèce, les loups tués sont naturellement remplacés. C’est pourquoi, FNE et ses associations locales réitèrent leur demande d’un diagnostic pastoral pointu.

- Les lieutenants de louveterie, déjà impliqués dans la bavure de 2006, sont à nouveau sur le terrain depuis le 17 août 2007, ce qui fait craindre à FNE que l’encadrement de ce tir soit à nouveau insuffisant et qu’un nouveau dérapage ait lieu.

En conséquence, FNE demande instamment au préfet de l’Isère d’interrompre le tir en cours, faute de quoi elle se réserve la possibilité d’une nouvelle action en justice auprès des instances nationales et européennes.

Un nouveau passage piétons boulevard Frank Pilatte

Boulevard Franck Pilatte, au droit du Centre Nautique, la Direction de la Gestion des Voies prévoit la création d’un passage piétons.
Les travaux sont prévus entre le 27 août et le 7 septembre 2007 pour un montant estimé à 15 000 €.

DEEZER.COM LANCE LE PREMIER SITE GRATUIT ET LEGAL D’ECOUTE DE MUSIQUES

Après la fermeture par la SACEM1 de Blogmusik.net en février 2007, le site renommé Deezer.com, annonce avoir négocié un accord avec les sociétés de droits d'auteurs.

Ainsi, Deezer.com devient le premier site mondial de musique à la demande accessible sans aucune restriction : l’écoute de tous styles de musique sera désormais gratuite, illimitée, légale et accessible à tous les internautes via un navigateur Internet.

Dans un contexte où la plupart des internautes consomment de la musique de manière gratuite mais illégale et contre laquelle les professionnels et artistes mènent légitimement un combat sans fin, Deezer.com annonce la révolution tant attendue.

Le site, créé en France et disponible en 16 langues, connaît déjà un succès international avec des centaines de milliers de membres et une présence dans de nombreux pays.

Grâce aux accords négociés avec la SACEM, Deezer.com devient aujourd’hui l’unique acteur à proposer une solution gratuite pour les internautes tout en rémunérant les acteurs de la création musicale (artistes, auteurs, compositeurs, maisons de disques,…) via les revenus publicitaires générés.

La SACEM et SESAM2 ont su s’adapter à un monde en pleine mutation en permettant à Deezer.com de proposer ce type de diffusion.

Deezer.com propose des centaines de milliers de titres, de tous styles, accessibles à partir d’une interface simple et conviviale. Les utilisateurs ont également la possibilité de gérer leur propre univers musical via leurs playlists et ainsi partager en toute liberté leurs titres.

Deezer.com est déjà en discussion avancée avec les majors et la SPPF3 et annoncera prochainement de nouveaux accords.

A PROPOS DE DEEZER.COM :

Deezer.com (anciennement Blogmusik.net) est le premier site de musique à la demande gratuit, illimité et légal.

Les internautes peuvent, grâce à un catalogue de plusieurs centaines de milliers de titres enrichi quotidiennement, écouter en toute liberté tous les styles musicaux.

Le site créé en France en juin 2006 par Daniel Marhely et Jonathan Benassaya est traduit en 16 langues.

Préparation du 5ème forum mondial de l'eau

La préparation du 5e forum mondial de l'eau qui aura lieu à Istanbul en mars 2009 a démarré peu de temps après la fin du 4e forum mondial de l'eau de Mexico

Le 4e forum mondial de l'eau de Mexico a permis, pour la première fois, de reconnaître le rôle des autorités locales dans la gestion des services d'eau potable et d'assainissement.

Les autorités turques et le Conseil mondial de l'eau (auquel l'AMGVF adhère depuis quelques mois) souhaitent que le 5e forum permettre de confirmer la place des collectivités.

Des groupes de travail sont mis en place depuis le début de l'année, dont un portant sur le renforcement des autorités locales. L'AMGVF est associée à ces travaux dans le cadre de la préparation du prochain forum.

Plus d'infos sur le site du Conseil mondial de l'eau

L'effort de la région sur Nice pour la prévention de la délinquance, par Patrick Allemand (PS)

Peu de personnes connaissent l'investissement de la région dans les actions de prévention de la délinquance sur le ville de Nice.

Les action financées par la région ont pourtant été présentées lors du dernier Conseil Local de Sécurité et de Prévention. Pour l'année 2007, l'effort est très important puisqu'il s'agit de 447 000 euros, répartis en 10 actions, impulsées par des associations aussi diverses que Montjoye, ALC, Actes, mais également le CIDF, l'association Arbre, SOS Drogue International, la compagnie Miranda etc...

Si je cite ces associations, c'est pour bien faire comprendre que la prévention de la délinquance peut revêtir des aspects très variés.

Cela peut prendre la forme de :

- l'aide et l'accompagnement des victimes d'infractions pénales par l'accueil, l'écoute et l'information des victimes,

- la prise en charge des femmes victimes de violences conjugales et l'hébergement d'urgence,

- d'actions globales auprès des associations,

- l'accompagnement de personnes étrangères en situation de prostitution,

- l'accueil des publics marginalisés en situation d'exclusion sociale, notamment au café sans alcool "couleur café",

- d'ateliers de remise au travail (notamment sur les espaces verts),

- l'utilisation du théâtre comme outil pour engager le dialogue autour de la violence,

- le trophée sports aventure, organisé par la gendarmerie pour des ados entre 14 et 18 ans des associations des quartiers sensibles,

- l'insertion des jeunes orientés par la Mission Locale et la Protection Judiciaire de la Jeunesse pour un apprentissage autour des métiers de l'environnement,

- l'accueil de personnes condamnées à des peines de travaux d'intérêt général, etc...

Plus que jamais les questions de prévention de la délinquance sont à l'ordre du jour dans une société où l'on axe sur le tout repression sans grand succès. Il n'y a qu'a voir la douloureuse affaire du petit Enis. Evrard purgeait une peine de 27 ans de réclusion criminelle. On ne peut pas dire que la justice avait été laxiste! même si la question des pédophiles est très particulière, cette affaire met en exergue une fois de plus le manque de moyens de la justice. Ségolène s'était engagé à doubler le budget de la justice. Sarkozy s'était engagé à doubler les peines. On voit où cela nous mène. Seule une ambitieuse politique de prévention et de suivi nous permettra de lutter avec efficacité contre l'insécurité sous toutes ses formes.

Travaux avenue Saint Augustin

Du n°54 au n°81, de l’avenue St Augustin, la Direction de la Gestion des Voies prévoit la réfection de chaussée et de caniveau.
Les travaux sont prévus entre le 27 août et le 14 septembre 2007 pour un montant estimé à 91 000 €.

La fédération des Elus Ecologistes lance une pétition nationale pour préserver le site classé des Calanques

Le massif des Calanques entre Marseille et Cassis est un lieu d'une exceptionnelle beauté contenant une flore protégée, une faune rare avec des espèces en voie de disparition, un habitat préhistorique avec la grotte Cosquer, des épaves de l époque gallo-romaine...

Il s'étend sur une étroite bande côtière de 20 km de long. Ce massif est classé et donc inconstructible, il est donc normalement protégé de toute construction ou modification.

La ville de Marseille a voté le 25 juin, la construction "d'un hébergement hôtelier de luxe avec des équipements thématiques".
Pour que les recours aboutissent, la Fédération des Elus Ecologistes demande votre soutien en signant la pétition en ligne.

Europe : l'importance des ports pour la ville

"Il ne peut y avoir de planification urbaine ou de politique économique efficaces dans une ville comprenant un port si l'on ne tient pas compte du port et de son potentiel pour la ville", a déclaré Jacques Barrot, Vice-Président de la Commission européenne en charge des transports, lors d'un séminaire consacré à la logistique urbaine et organisé par la Fédération Européenne des Ports Intérieurs (FEPI), le 28 juin 2007 à Stuttgart.

Jacques Barrot a également donné un aperçu des défis auxquels l'Europe est confrontée en termes de coûts environnementaux, d'énergie, de pollution et de mobilité, et a présenté les derniers développements au niveau de l'UE, en insistant sur le fait que "des avancées dans le domaine de la logistique, des ports et de la mobilité urbaine constituent des éléments primordiaux de ma stratégie pour une mobilité durable en Europe".

Il s'est concentré sur trois aspects de la logistique urbaine, à savoir la logistique, les ports et l'intégration,le transport urbains. Au niveau de la logistique, M. Barrot a indiqué que la comodalité constituait un élément essentiel de cette stratégie et a rappelé qu'il présenterait un Plan d'Action consacré à la logistique en octobre 2007.

En ce qui concerne les ports, il a insisté sur le fait que les ports maritimes mais également intérieurs jouaient un rôle clé dans le processus logistique ainsi que dans la gestion des chaînes d'approvisionnement industriel qui, d'infrastructures de transfert pur, se transforment en des plateformes trimodales et des centres logistiques modernes proposant des services présentant une grande valeur ajoutée. Il a admis leur importance pour les économies locale, régionale et nationale.

Le Commissaire Barrot a signalé plusieurs défis auxquels sont confrontés les ports, en particulier les problèmes d'infrastructure, de connexions dans l'arrière-pays, de législation environnementale européenne et la question de l'image. Pour ce qui est de la Communication future pour une politique européenne des ports, il a mentionné que certaines réflexions pouvaient également s'appliquer aux ports intérieurs, bien qu'il ait reconnu que les ports maritimes et intérieurs ne pouvaient être gérés au même niveau.

Enfin, en ce qui concerne l'intégration urbaine, le Commissaire a souligné l'importance des ports pour les villes et le besoin de les inclure dans les stratégies de planification urbaine à l'échelon local.

+ d'infos sur le site de l'Association Internationale Villes & Ports

Rencontre avec les enfants et animateurs des Accueils de Loisirs de la ville de Nice

Maître Jacques Peyrat, Maire de Nice, ira à la rencontre des enfants et des animateurs des Accueils de Loisirs de la ville de Nice, le mercredi 22 août en fin de matiné, sur le site du Grand pré de Levens.

Au cours de cette journée, près de 200 enfants, représentant les 17 Accueils de Loisirs de la ville de Nice, participeront aux jeux et activités proposés autour du thème suivant :
les 12 travaux d’Hercule.

Rencontre chaleureuse entre Jacques Peyrat et Michel Sapin

Jacques Peyrat, Sénateur-Maire de Nice, a reçu dans son bureau de la Mairie de Nice cet après-midi Monsieur Michel Sappin, Préfet de la Région PACA, Préfet des Bouches du Rhône, pour une première rencontre de travail.

Cette visite cordiale a permis d’aborder les grands dossiers structurants de l’aménagement du territoire azuréen :

- La Ligne à Grande Vitesse Côte d’azur
- Le Contrat de Projets Etat/Région 2007/2013
- l’Opération d’Intérêt National de la Plaine du Var
- Le contournement routier de Nice

Jacques Peyrat "s’est félicité de la qualité du dialogue avec Monsieur Michel Sappin lors de cette rencontre qui sera naturellement suivie d’autres réunions de travail".

Route de Turin : Pas de marché jusqu'au 12 septembre

En raison des travaux de restructuration du site, au 150 route de Turin, le marché réservé aux commerçants non sédentaires ne sera pas organisé, du mercredi 22 août au mercredi 12 septembre 2007 inclus.

Biocarburants : message de Luc Boisseau (92)

Cher blog,

Nous devisions et je te disais que je suis plus préoccupé par les problèmes que va poser l’utilisation des biocarburants – tant du point de vue économique que nutritionnel- que par l’effet de serre. Je ne suis pas entrain de t’écrire qu’il ne faut pas s’occuper de l’effet de serre mais je me pose la question de savoir si la réponse à la probable disparition des énergies fossiles est de lui substituer l’utilisation massive des biocarburants.

Telle est la question telle que je me la pose.

Oui mais, en fait, sous quelle forme pose-t-on la question ?

La réponse qui vient à l’esprit est : que doit on faire pour protéger la planète d’un dangereux réchauffement climatique du à l’effet de serre ; mais en sous-jacent vient une deuxième formulation : que faire pour contrer la puissance des pétroliers et accessoirement des pays arabes et de la Russie sur leur main mise sur les champs de pétrole, en troisième lieu : que faire de nos paysans européens qui produisent plus cher que la plupart des autres pays et dont les revenus sont censés diminuer d’année en année ? Cette triple interrogation (qui est celle de nos penseurs officiellement écono-écolos) a l’avantage de pouvoir aisément mobiliser les troupes ‘vertes’, de donner du grain à moudre à tous les journalistes qu’ils soient économiques, écologiques ou biologistes et de se mettre dans la poche tous les éléments frondeurs (modèle antimondialiste) ou tous les éléments dénonciateurs (modèle altermondialiste) de pratiques abusives dans les cultures intensives et dans l’utilisation pathogène des contrées vierges.

Le but de cet article n’étant pas de créer la polémique –même si le sujet y porte- mais surtout d’ouvrir une ou plusieurs voies de discussion je vais essayer de donner les grandes lignes des différentes voies d’investigations qui -à mon sens- devraient être explorées ; je remercie, par avance, toutes et tous celles et ceux qui y apporteront leurs lumières et, pourquoi pas, leurs polémiques !

La grande voie et même la voie royale pour résoudre un problème, du point de vue des amoureux de la nature, est de regarder ce qu’elle peut nous enseigner et en appliquer les recettes ; du point de vue des écolos-réalistes qui ont été abreuvés aux mamelles des »amis de la terre » et d’ »Areva » il faut apporter une réponse à un problème qui se pose au niveau local par une solution plus régionale. Ce raisonnement vaut aussi lorsque le problème se pose à l’échelle d’un pays. Donc, qui dit problème écologique en France doit donner une solution au niveau de l’Europe et par conséquence, si le problème est à l’échelle d’un continent la réponse doit être à l’échelle de la planète. Finalement si le problème est à l’échelle de la planète il y a disjonction entre notre capacité à y répondre et les besoins de la société humaine puisque un tel état de fait est la monstration de notre incapacité à nous autoréguler. C’est le cas avec les rejets en dioxyde de carbone (entre autre).

Le raisonnement qui a abouti à la demande de développement des biocarburants est de mon point de vue, au moins spécieux, si ce n’est biseauté. Il est issu d’écolos vivants dans des pays riches qui ont pour ‘vocation’ de rester riches et de continuer à vivre comme des riches. Afin de justifier leur choix ils ont avancé ce qui se passe dans deux pays : le Brésil et la Suède. Cela donne bonne conscience de mettre en parallèle un pays riche et un pays pauvre. L’avantage pour le raisonnement est que ces deux pays ont mis en place une politique de biocarburants de deux manières différentes et qu’à partir de ces deux exemples il est facile de dire : »vous voyez quand on veut on peut » ; mais c’est oublié des facteurs locaux spécifiques à ces pays qui, comme de bien entendu, ne peuvent pas s’appliquer aux restes du monde et évidemment pas à la France.

Pour la Suède : elle possède de gigantesques forêts exploitées de manière rationnelles qui permettent une fabrication de l’éthanol à bas prix. Pour le Brésil il a des capacités de production de canne à sucre qui le mette dans la même position que la Suède. Ces deux pays ont aussi un point commun : des gouvernements volontaristes et un rapport surface/nombre de voitures comparable (à vérifier de plus près).

Cette solution des biocarburants entraîne dans l’avenir des problèmes cruciaux de développement de la planète tant du point de vue de sa capacité à nourrir la population que de celui du développement économique » des pays en voie de développement » et à l’échelle de la France elle ne permet : ni l’indépendance énergétique ni le maintien d’un cours des aliments premiers à un niveau acceptable par la population.

Nous avons toujours demandé aux agriculteurs de faire se qu’ils ont toujours su faire : nourrir la population. Nous leur demandons, en plus, maintenant, d’être les garants de la diversité des paysages ; faut il, aussi, leur demander d’être les facteurs nourriciers de nos moyens de déplacement ?

Ce n’est pas un débat philosophique, même si la manière de le poser y ressemble. C’est un débat économique qui puise sa source dans l’existence et la mise à disposition des éléments nutritifs de base pour une population donnée à des prix qui lui permette de vivre –non pas de survivre-. Le Brésil a montré cette année les résultats d’une politique non contrôlée de la mise en place de cultures orientées vers la production des biocarburants : c’est la création d’une famine. Une famine qui existe alors que le produit dont a besoin la population pour vivre existe sur place. C’est une nouveauté : la famine par l’incapacité d’une population à acheter le produit de base de son alimentation qui pousse sur son sol. Comment cela est il possible ? Tout simplement par l’application de la loi mercantile de l’offre et la demande. Explication : le produit de base de la nourriture brésilienne (tapas, je crois) est à base de farine de maïs. Il est plus intéressant pour un agriculteur de vendre son maïs pour faire des biocarburants que pour le faire transformer en farine alimentaire….conséquence flambée des prix sur la farine de maïs et les tapas augmentent de x% les mettant hors de portée des bourses brésiliennes. CQFD

En Suède, évidemment, ce raisonnement ne pourrait se faire, à moins que les suédois ne soient des castors (Save a tree, eat a beaver)….. Mais qu’en est-il en France ?

Il est de notoriété publique que la surface cultivable en France est insuffisante pour produire une quantité de biocarburants répondant à la demande des véhicules routiers (tous confondus). Il faudrait, suivant les estimations, de 4 à 5 fois la surface de la France. Donc la réponse positive du gouvernement à ce problème sous cette forme ne peut être une réponse qui puise sa raison dans le maintien de notre contribution à la diminution de l’effet de serre ou la recherche d’une nouvelle indépendance énergétique perdue avec la décolonisation de l’Algérie ou, enfin, la réduction du coût de nos importations. Il faut le voir comme une aide déguisée à nos agriculteurs. Là aussi le bas blesse… Deux solutions s’offraient au gouvernement : faire du biocarburant pour voitures à essence ou pour voitures à moteur diésel. La solution a été dictée par des considérations pragmatiques et politiques.

Pragmatiques : le nombre de véhicules à essence diminue par comparaison à celui des diésels, donc le coût de la défiscalisation sera moindre. Politiques : quels doivent être les agriculteurs aidés ? Si l’on favorise l’essence c’est la filière pomme de terre-betterave qui est aidée, si l’on favorise le diésel c‘est la filière maïs-soja-tournesol qui est aidée. Au nord de la Seine (approximativement et pour les besoins du raisonnement) c’est la betterave au sud c’est le maïs. Au Nord de grandes exploitations très structurées reliés à des groupes sucriers puissants, au Sud de petits exploitants sédentarisés par besoins. La réponse a été vite trouvée : il vaut mieux avoir en face de soi de grands exploitants que la Confédération Paysanne et il vaut mieux avoir des exploitations dans des régions proches de la mer pour apporter le produit aux futures usines de transformations qui vont se construire dans les ports dotés de raffineries.

Restons en France et regardons la solution biocarburants sous l’angle financier. Entre le prix payé à l’agriculteur, le transport et la transformation du produit, l’état est obligé d’oublier ses taxes afin que le résultat de l’addition à la pompe ne déroute pas le consommateur. Nous voulons tous être écolos mais il ne faut pas toucher à notre portefeuille transport. Ce raisonnement a permis la réussite de l’id tgv.

Cette nouvelle ère fait la joie des agricultures intensives du monde entier. La flambée des cours des matières premières nutritives est un fait. Mais qu’en est- il en France ?

Toutes proportions gardées ce n’est pas la flambée des cours, qu’elle soit celle de pomme de terre-betterave ou du maïs- tournesol, qui crée de la richesse en France. Rien n’est spécialement arrivé pour les agriculteurs. Pour les producteurs de maïs et autres –nada- pour les gros de la betterave pas grand-chose. Vient, de nouveau, se greffer sur le raisonnement la bonne vieille loi de l’offre et de la demande. Quand, pour une quantité donnée d’adjuvant à l’essence nous devons produire 5 tonnes de betterave, il ne faut qu’une tonne de canne à sucre donc le coût est 5 fois moins cher, conséquence au lieu de faire de l’éthanol en France il vaut mieux acheter de l’éthanol au Brésil ou aux USA quitte à déstabiliser leurs besoins élémentaires nutritionnels. L’agriculteur français ne s’y retrouve pas et le consommateur brésilien encore moins. Il existe d’autres exemples de cette dérégulation des prix des matières premières nutritives. Un, parmi d’autres, est amusant. Il s’agit de la graine de moutarde. Nous sommes de gros producteurs de moutarde mais nous avons moins de surface cultivable que ne réclament les besoins des fabricants. Nous importons les graines du Canada. Mais les agriculteurs canadiens se sont aperçus qu’il est plus rentable de faire des cultures pour les biocarburants que pour la moutarde. Il y aura donc une pénurie ou une augmentation significative du prix de la moutarde dans les années à venir. Le même raisonnement se fera sur la farine de blé et les prévisionnistes estiment que le prix de la baguette peut tripler et plus si affinité.

Regardons le devenir du monde agroalimentaire d’une manière générale face à la montée de la pression venant de la demande en biocarburants, face à l’augmentation des températures suite à l’effet de serre et face à la demande alimentaire des pays émergents.

Une des idées émises est que si nous ne pouvons pas cultiver plus que nous cultivons, d’autres pays le pourront. Les pro-biocarburants citent souvent l’Inde comme exemple puisque 60% de sa population est agricultrice ou dépend de l’agriculture et qu’avec la Chine elle devrait devenir un des plus gros consommateur de pétrole et de ses dérivés. Ce faisant ils oublient quelques chiffres et faits significatifs :

Le PIB d’un chinois est le double de celui d’un hindou. Donc, lorsque la demande hindoue se réveillera elle aura un impact sur l’économie mondiale presque aussi important que celui des chinois.

La croissance hindoue est tirée par le développement du secteur tertiaire, dont le secteur informatique, qui augmente de 10%/an ; alors que la Chine a opté pour une politique de masse dans ses fabrications et sur la diffusion à grande échelle de produits manufacturés.

Chaque année la population la population d’Inde augmente de 18 Millions d’individus mais l’augmentation de sa production en cultures vivrières n’est que de 2% alors qu’il faudrait une augmentation de 4% pour qu’elle soit en autosuffisance.

Le même raisonnement s’applique à la Chine et à tous les pays d’extrême orient.

On ne peut donc pas s’appuyer sur un développement de l’agriculture dans ces pays pour les besoins en éthanol d’autant plus que ces deux pays deviennent de très importants importateurs d’éthanol.

Un autre grand pays producteur d’éthanol est l’Amérique du nord. Au pays de la monnaie reine les grands agriculteurs ont très vite compris l’intérêt de cette manne financière issue de la demande en biocarburants. Cette année un sixième des cultures de grains aux USA a été déclarée comme « grain industriel » et transformé en éthanol ou autres produits et le nombre de fermes dédiées au grain industriel a augmenté de 48%.

Le même raisonnement s’applique au Brésil et à la Chine -toutes proportions gardées-.

Cette future crise alimentaire ne vient pas seulement des biocarburants ; ce serait trop facile de mettre une possible pénurie des matières vivrières sur le dos des agriculteurs gourmands en argent ou sur les cris d’alarme des écologistes devant la disparition des matières fossile et l’arrivée des conséquences de l’effet de serre ; il y a d’autres facteurs avec en premier l’évolution de la part de l’alimentation dans les habitudes et les besoins des populations.

Après la deuxième guerre mondiale, en moyenne, le budget nourriture pour les classes moyennes représentait 10%du budget familial ; c’était les bonnes années ! Désormais il avoisine les 25% et devrait encore augmenter….Les habitudes alimentaires évoluent et les pays qui sortent de la pauvreté prennent les mêmes habitudes.

Des experts sérieux ont quantifié l’augmentation de la consommation en viande de la population mondiale pour d’ici à 2016. La consommation en bœuf augmenterait de 30%, celle du porc de 50% et celle de la volaille de 25%. Tous ces élevages demandent soit du grain, soit du fourrage issu de l’agriculture vivrière et leurs demandes pèsent sur le cours de ces cultures.

En deuxième facteur il ya l’effet de serre. Une étude récente montre qu’il y a une corrélation entre l’augmentation moyenne de la température terrestre et la quantité de surfaces cultivables ; on s’en serait douté puisque les pays désertiques sont les endroits les plus chauds du globe. Mais, en dehors de cette pointe d’humour, l’important c’est que cette étude donne une relation étroite entre diminution des quantités de nourriture produites et augmentation de température ; Pour une augmentation moyenne de 0,5° la quantité produite diminue de 3 à 5% et pour une augmentation de 2° de 12 à 20%. Le ministre indien de l’agriculture interrogé sur ce sujet a donné des informations plus alarmistes il estime que, pour l’Inde, 2° de hausse des températures correspondrait à 25% de diminution globale de la production de nourriture.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, nous entrons dans une ère de compétition entre l’agriculture comme outil de nourriture humaine et l’agriculture comme outil de nos besoins énergétiques.

Les premières conséquences sont apparues dans des pays ou l’alimentation de base est plus dépendante que la notre (européenne) des farines : l’Inde et le Brésil. En Inde le coût de la nourriture a augmenté de 11% en un an et au Brésil le coût de farine de maïs a augmenté de 400%

Devant ce tableau que peut-on dire de l’intérêt des biocarburants. Répondent-ils à des critères économiques objectifs et sont-ils une solution aux problèmes posés par l’effet de serre ?

Economiquement et sans à priori, pour l’Europe, ils ne permettent pas de trouver une indépendance énergétique puisque les adjuvants à bas prix n’existent pas sur son sol. Ils ne permettent pas une meilleure valorisation du travail de nos agriculteurs pour la même raison.

En tant que réponse à l’effet de serre, ils n’apportent rien. Que l’on brule de l’essence avec ou sans éthanol n’a pas une incidence importante sur les émissions en co2 (même si ce carburant provient de la biomasse qui est censée recomposer le co2 émis au nom de la loi : rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme)). Des études tendent à montrer que la combustion des adjuvants »bio » apporte d’autres inconvénients (elles restent à être vérifiées).

L’intérêt principal, et les groupes pétroliers l’ont très bien compris, c’est que leur utilisation reporte de plusieurs années le besoin de faire des recherches couteuses dans des lieux hasardeux ; qu’en conséquence cela maintient le prix de l’essence à la pompe à un prix acceptable et, enfin, avec leurs alliances à travers la pétrochimie ils peuvent développer la chimie des engrais.

Et c’est là que je ne comprends plus du tout mes amis écologistes. Pour avoir de l’éthanol à bas prix il faudra développer une agriculture intensive, donc avec un rendement à l’hectare extrêmement élevé, et qui dit fort rendement sous entend engrais à outrance ; les OGM ont un bel avenir devant eux. Faut-il se battre contre les OGM et créer les conditions pour qu’ils se vendent ?

Il y a plusieurs solutions à cette dualité. La première est de réduire notre dépendance énergétique. Non pas en faisant de la « stagflation » comme ce fut déjà proposé dans les années 70 mais en organisant, à tous les niveaux, la diminution de nos besoins énergétiques. Les nouvelles tours de « La Défense » intègre cette organisation c'est-à-dire qu’elles ne consomment pas plus qu’elles ne produisent. Cette réduction peut passer par de nouvelles voitures moins gourmandes en explorant plus à fond le concept hybride etc., etc. Je n’ai pas foi dans le covoiturage qui est trop altruiste.

La deuxième est, peut être, porteuse d’espoir. S’il y a des pays qui ont besoin d’aide au développement et dont les surfaces cultivables sont loin d’être exploitées ce sont les pays de l’Afrique subsaharienne. Soyons idéalistes et pragmatiques ne serait il pas possible de créer des fermes à vocation de culture de grains industriels et vivriers qui apporteraient, à la fois, les denrées dont ont besoin leurs habitants et les adjuvants pétroliers que nous désirons ?

Certaines espèces que nous cultivons dans nos contrées sont issues de pays chauds et pluvieux (tel le maïs) que nous avons acclimaté sous nos cieux mais avec des résultats discutables pour ce qui est de la demande en eau et de l’état des nappes phréatiques. Des entreprises d’état comme l’INRA ne peuvent elles pas proposer des plantes adaptées aux sols et au climat africain

Est il impossible de penser qu’un partenariat pourrait se développer entre l’agriculture des pays africains et les groupes pétrochimiques pour mettre en valeur le sol et sortir, à la fois, les pays de la malnutrition et la voiture de ses polluants ?

Pour conclure : quand un problème sérieux comme l’effet de serre se pose et que la réponse apportée n’a pas été murement réfléchie dans le cadre du Développement Durable –au sens strict du terme- dans les conséquences le pire est à craindre ; les écolos en peau de lapin qui roulent en 4/4 ont de beaux jours devant eux….. ;

Chevènement juge inopportun le voyage de Kouchner en Irak

Le voyage de Bernard Kouchner en Irak est "totalement inopportun", dénonce l'ancien ministre socialiste Jean-Pierre Chevènement, qui estime qu'une semaine après la visite de Nicolas Sarkozy dans la propriété des Bush à Kennebunkport, la visite à Bagdad du ministre français des Affaires étrangères "vient témoigner de l'alignement de la France" sur la politique américaine.

"Je trouve que cette visite de M. Kouchner à Bagdad apparaît comme un voyage à Canossa, quand les empereurs venaient, repentants, à genoux dans la neige, confesser leurs fautes au pape", a critiqué l'ancien député-maire du Territoire de Belfort sur Europe-1.

"On a l'impression, huit jours après la visite de M. Sarkozy à M. Bush, que M. Kouchner vient témoigner de l'alignement de la France. Disons que le bénéfice du non-alignement de la France sur la politique américaine au moment de l'invasion de l'Irak est gaspillé", a encore estimé celui qui avait démissionné en 1991 de son poste de ministre de la Défense pour protester contre l'engagement de Paris au côté de Washington dans la guerre du Golfe.

En 2003, "la France avait acquis aux yeux du monde arabe et du monde musulman une certaine stature et là, nous retombons lourdement du côté de ceux qui ont plus ou moins soutenu cette équipée", a-t-il poursuivi, après avoir souligné que "ce n'était pas le moment pour la France de faire ce geste (...) important", le jugeant "totalement inopportun".

Arrivé dimanche en Irak, M. Kouchner a été reçu lundi par le président Jalal Talabani et a rencontré d'autres responsables irakiens. Il a souhaité que les différentes communautés irakiennes soient associées à la lutte contre la violence, plaidant également pour une participation accrue des Nations unies. C'est le premier voyage d'un haut responsable gouvernemental français depuis l'intervention américaine en 2003.

Aménagement de la Promenade des Anglais et de la création de la nouvelle piste cyclable

La ville de Nice présentera le lundi 27 août 2007 à 11h00 au Forum de l’Urbanisme le projet d’aménagement de la Promenade des Anglais et de la création de la nouvelle piste cyclable qui sera réalisée sur la chaussée sud de la Promenade des Anglais sur la section Ferber - Lenval.

L’aménagement de cette nouvelle piste cyclable bidirectionnelle débutera début septembre pour une durée de 4 mois sur une section d’1,8 km entre Ferber et Lenval.

Les objectifs sont :

- de développer de manière continue les modes de déplacement dits doux dans le cadre d’une politique en faveur du développement durable ;
- d’améliorer les usages en séparant les flux piétons et cyclistes afin d’éviter les conflits potentiels sur l’espace public et d’assurer une meilleure sécurité pour tous ;
- d’embellir la Promenade des Anglais en transférant le stationnement du coté sud, sur le terre plein central , de façon à dégager la vue sur mer.

Comment le virus du Sida se multiplie dans certains globules blancs

Le virus du Sida VIH s'attaque à des cellules du système immunitaire, où il se multiplie. Dans certaines d'entre elles, il forme des stocks difficilement accessibles aux traitements anti-viraux. Des chercheurs du CNRS, de l'Institut Curie et de l'Institut Pasteur (1 et 2) se sont demandés comment le VIH pouvait survivre dans certaines cellules immunitaires, appelées macrophages. Ils ont découvert que le virus modifiait le pH des compartiments cellulaires où il s'accumule dans les macrophages, empêchant ainsi l'activation des enzymes chargées de le dégrader.

Lorsqu'un virus ou une bactérie infectieuse pénètre dans notre corps, toute une machinerie se met en route pour l'éliminer. Cette machinerie, le système immunitaire, agit au travers de nombreux types de cellules, appelées globules blancs. Certains virus prennent le système immunitaire pour cible. Notamment, le VIH (virus de l'immunodéficience humaine) qui s'attaque à deux sortes de globules blancs : les macrophages, qui interviennent précocement, en phagocytant puis en digérant les corps étrangers, et certains lymphocytes (lymphocytes T CD4), qui interviennent plus tardivement dans la réponse immunitaire. Le VIH peut s'accumuler dans les macrophages infectés, véritables réservoirs viraux difficilement accessibles aux traitements anti-viraux. En revanche, la multiplication du virus dans les lymphocytes T CD4 provoque leur destruction.

Philippe Benaroch, Directeur de recherche CNRS, et son équipe Transport intracellulaire et immunité du laboratoire de l'Inserm à l'Institut Curie (1), s'intéressent au système immunitaire et à ses défaillances. Ces chercheurs ont étudié la prolifération du VIH dans les macrophages, en collaboration avec leurs collègues du laboratoire Virus et Immunité de l'Institut Pasteur associé au CNRS (2). Ils ont montré que les particules virales s'accumulent dans certains compartiments des macrophages infectés. Or, ces compartiments possèdent normalement un pH acide où le VIH ne devrait pas survivre.

Mais les mesures de pH réalisées par les chercheurs ont révélé un défaut d'acidification dans ces compartiments : le VIH parvient à modifier ce milieu hostile et à créer un environnement favorable à sa survie et à son stockage. Dans ces compartiments, les enzymes de dégradation, qui ont besoin d'un pH acide pour fonctionner et dégrader le virus, sont mises hors course. En contrôlant son environnement, le VIH peut se multiplier au sein des macrophages infectés. Au sein des mêmes macrophages infectés, les compartiments dépourvus de particules ou protéines virales semblent fonctionner normalement.

Cette étude apporte de nouvelles connaissances sur la persistance du VIH chez les personnes contaminées.

(1) INSERM U653, Institut Curie, 26 rue d'Ulm 75248 Paris Cedex 05, France
(2) CNRS URA1930, Institut Pasteur, 25-28 rue Dr Roux 75724 Paris Cedex 15, France

Visite de l’usine MDI

Le Maire de Nice Jacques Peyrat accompagné de l’Adjoint à l’Environnement Marc Lafaurie iront visiter le site de production de voiture propre de la société MDI basé à Carros le jeudi 23 août 2007.

La société MDI étudie des nouvelles technologies et de nouveaux concepts de production pour un développement durable afin de lutter contre la pollution. Pourvu d'un bureau d'étude, MDI a déposé de nombreux brevets suite aux travaux de recherches menés pour l'amélioration du rendement des moteurs à air comprimé.

Son PDG Guy Nègre, fondateur de MDI, est ingénieur motoriste de formation. Il a débuté sa carrière en concentrant ses travaux de recherches sur le rendement des moteurs. Parmi ses nombreuses réalisations, notons le développement d'une distribution rotative pour une R8 GORDINI, des moteurs d’aviation légère (SACMA) mais aussi à la fin des années 80 d'un moteur 12 cylindres en W, de 3.5 litres de cylindré, pour la formule 1.

Dans un souci de sauvegarde de la planète, Guy Nègre s'est ensuite intéressé au développement de moteur zéro pollution et créa la société MDI en 1991.
Fruit de plus de dix années de recherches les moteurs CATs type 41 mono énergie et biénergie permettent un fonctionnement en ville totalement propre avec « zéro pollution » en utilisant uniquement les réserves d’air comprimé et un fonctionnement sur route utilisant un adjuvant énergétique (soit fossile essence gazole, soit biologique huiles végétales, alcools ou bien encore des gaz) autorisant aux véhicules MDI une consommation et une pollution extrêmement faibles :
- Moins de 2 litres au cent sur route
- Zéro NOx,
- 3 à 4000 fois moins d’HC imbrûlés qu’un moteur conventionnel,
- 3 fois moins d’émission de Co2 qu’un moteur conventionnel de même puissance.

Réchauffement planétaire : Angela Merkel se rend au nord du cercle arctique

Pendant deux jours, la chancelière fédérale, Angela Merkel, s’est informée au Groenland sur les effets du réchauffement planétaire. Au cours de son expédition au nord du cercle arctique, elle a pu se rendre compte de visu du changement climatique.

C’est pourquoi, jeudi après-midi, le fjord glacé à proximité d’Ilulissat, ville située dans l’ouest du Groenland, était le point le plus important de son programme.
Lorsque de gigantesques blocs de glace se détachent du glacier Sermeq Kujalleg et s’abattent avec un fracas assourdissant dans le fjord glacé d’Ilulissat, c’est une véritable attraction pour les touristes. Mais pour les chercheurs, le détachement des icebergs est un signal d’alerte qu’il faut prendre au sérieux.

Les experts du "Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat" (GIEC) estiment qu’il reste moins de 15 ans pour empêcher la fonte de la calotte glaciaire du Groenland. Selon la NASA, l’agence spatiale américaine, le Groenland perd chaque année 220 kilomètres carrés de glace, soit le double de ce qu’il perdait en 1996.

La neige fond "Nous devons visibiliser des processus politiques importants", a déclaré Mme Merkel peu après son arrivée. C’est, à son avis, le seul moyen de lutter avec "élan et efficacité" contre ce phénomène. Elle s’est dite très impressionnée par la beauté des paysages et d’autant plus choquée par les traces du changement climatique. Il est vrai que le volume du glacier, qui est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, a énormément diminué ces dernières années. Le glacier avance aujourd’hui à une vitesse de 20 mètres par jour.

Vendredi, la chancelière a survolé les paysages polaires et atterri dans une petite station de recherche, appelée Camp Truffer, sur le glacier Eqi. Les scientifiques qui l’accompagnaient lui ont expliqué que le nombre d’icebergs a certes augmenté, mais qu’ils sont plus petits qu’avant. Au Groenland, la température moyenne a en effet déjà augmenté de 1,5 degré.

La chancelière était par ailleurs accompagnée du ministre fédéral de l’Environnement, Sigmar Gabriel, ainsi que du premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, et du premier ministre du territoire autonome du Groenland, Hans Enoksen.

Avec sa superficie de 2,2 millions de kilomètres carrés, le Groenland est au moins six fois plus grand que l’Allemagne. Il ne compte cependant que 56 000 habitants. Près de 85 % de sa superficie sont recouverts d’une couche de glace datant de plusieurs millénaires et épaisse de 2 500 à 3 000 mètres.

Le Groenland est politiquement rattaché au Danemark, mais il dispose de son propre gouvernement et de son propre parlement. Depuis 1979, le Danemark est compétent avant tout pour la politique étrangère et de sécurité.

La politique du climat, une priorité

Ce voyage au Groenland est le premier d’une série de visites à l’étranger au cours desquelles la chancelière s’est fixé la protection du climat comme priorité. Elle est l’invitée du premier ministre danois. M. Rasmussen pense dès à présent aux nouvelles négociations sur le climat mondial qui débuteront à la fin de l’année à Bali. Les conclusions pourraient être adoptées en 2009 à Copenhague.

Dès la fin de la semaine prochaine, Mme Merkel se rendra en Chine et au Japon. Là aussi, elle plaidera, en tant que présidente en exercice du G8, en faveur de ses objectifs ambitieux en matière de protection du climat. Le Japon prend le relais de l’Allemagne à la tête du G8 l’année prochaine. Quant à la Chine, elle fait partie des cinq pays émergents avec lesquels le G8 veut coopérer étroitement dans les années à venir.

Fin septembre, la chancelière fédérale prendra la parole devant l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Viendra ensuite le sommet sur le changement climatique, annoncé et préparé par la présidence allemande du G8, qui réunira les membres du G8 et les pays du "dialogue élargi" (Outreach), c’est-à-dire la Chine, l’Inde, le Brésil, le Mexique et l’Afrique du Sud.

La problématique du climat figure cependant aussi en tête de l’ordre du jour de la politique intérieure allemande. La semaine prochaine, le gouvernement fédéral se réunira à Meseberg pour discuter de la mise en œuvre nationale des objectifs de protection du climat.

Eric CIOTTI et le démarchage téléphonique : « faites ce que je dis, pas ce que je fais », par Patrick Allemand (1er secrétaire PS 06)

En proposant une loi contre le démarchage téléphonique, Eric Ciotti a fait preuve d’un culot hors du commun.

Les habitants de la 1ère circonscription se souviennent parfaitement des appels téléphoniques incessants provenant de sa permanence de campagne pour rappeler qu’Eric Ciotti était bien le candidat de l’UMP et qu’il était soutenu par le président de la République. Parfois, c’était même un message enregistré qui était diffusé automatiquement.

Durant la campagne législative, plusieurs habitants se sont plaint de ces pratiques en évoquant un harcèlement. Malheureusement il n’y avait rien à faire car ces coups de fil intempestifs étaient légaux. Enfin, cedi dit , il ne risque rien à proposer cette loi aujourd’hui , car comme viennent de l’apprendre à leurs dépens les souscripteurs de prêts immobiliers, la loi ne peut être rétroactive !

Le paraquat retiré du marché français : un exemple à suivre, Par le Pr D. Belpomme, Président de l’ARTAC - Comité de soutien de l’Appel de Paris

A l’heure où les Antilles dressent le bilan des dégâts occasionnés par l’ouragan Dean, les habitants de ces îles peuvent tout de même se réjouir d’une récente décision ministérielle. En effet, le Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Michel Barnier, à retiré l’autorisation de mise sur le marché du paraquat, un herbicide utilisé aux Antilles pour la culture de la banane. Je salue l’initiative de ce responsable politique, avec lequel je m’étais entretenu en Martinique il y a quelques semaines, au cours d’une mission d’expertise sur le paraquat et le chlordécone.

Cette mission de l’ARTAC suscitée par l’association PUMA (Pour Une Martinique Autrement), ainsi que des études de toxigénomique réalisées par le groupe de recherche de Claude Reiss (CNRS), avaient permis de confirmer que le paraquat était très dangereux, non seulement au plan sanitaire (il altère l’expression de très nombreux gènes), mais aussi au plan agricole (il se fixe dans les argiles du sol, ce qui tend à le rendre infertile). A tel point que le Rapport d’expertise de l’ARTAC conclut que le paraquat est probablement encore plus dangereux que le chlordécone, aujourd’hui retiré du marché après avoir fait de multiples dégâts aux Antilles*.

Le retrait du paraquat du marché français fait suite à l’arrêt de la Cour de Justice européenne du 11 juillet 2007 annulant la directive qui autorisait l’herbicide paraquat. Si on doit beaucoup à la Suède qui a introduit un recours au Tribunal, on doit sans doute aussi au Rapport d’expertise réalisé par l’ARTAC, et au relai effectué en Martinique par l’association PUMA, cet ensemble d’actions convergentes ayant permis de sensibiliser les décideurs français au problème, avant même que les résultats de la Cour de Justice européenne aient été connus.

Au-delà de ce résultat positif qui permettra de préserver les Antilles d’un désastre sanitaire et agricole, sans doute convient-il de mesurer la portée de ce retrait. Tout est possible à condition d’y croire et de le vouloir et à condition qu’ONG, experts scientifiques et professionnels de santé travaillent main dans la main, au-delà des intérêts individuels et financiers, souvent à court terme.

Au moment où un Grenelle de l’environnement doit s’ouvrir, espérons qu’à côté des ONG, des médecins, des professionnels de santé et des scientifiques impliqués dans les problèmes de santé et d’environnement, travailleront dans l’union.


* Le Rapport d’expertise de l’ARTAC en Martinique a été adressé à l’ensemble des parlementaires antillais ainsi qu’à M. Michel Blangy, Directeur de cabinet du Président de la République et à M. Christian Estrosi, Secrétaire d’Etat chargé de l’Outre-mer. Il est disponible sur simple demande à l’ARTAC

Abdou Diouf envoie un médiateur auprès de la rédaction de Cambodge Soir

Face à la situation qui prévaut depuis plusieurs semaines au sein de la rédaction du journal francophone Cambodge Soir, Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, a décidé de dépêcher à Phnom Penh un médiateur en la personne d'Hervé Bourges, actuel président de l'Union internationale de la presse francophone (UPF).

En concertation avec l'ensemble des parties intéressées, Hervé Bourges qui se rend au Cambodge du 16 au 19 août, a pour mission de rencontrer les acteurs sur le terrain, de les interroger sur leurs objectifs et d'évaluer avec elles les différentes solutions envisageables.

Abdou Diouf réaffirme ainsi l'importance que la Francophonie attache à la survie de cette publication qui a cessé de paraître depuis le 11 juin, à la suite d'un conflit intervenu entre la rédaction et la direction. Consciente que la crise pouvait entraîner la disparition d'un journal de qualité qui participe activement au rayonnement de la langue française en Asie, la Francophonie avait, dès le début de la crise, tenté d'amorcer un dialogue entre les différents protagonistes.

Avant de décider de l'envoi d'un médiateur, Abdou Diouf avait tenu à adresser des correspondances aux plus hautes autorités du Cambodge pour leur faire part de sa vive préoccupation quant à l'avenir de cette publication.

La Francophonie a apporté un soutien constant et multiforme à Cambodge Soir depuis 1997. Le montant de la subvention au titre de l'année 2007 s'élève à 68 980 euros.

Travaux Boulevard Maurice Slama

Au niveau des concessionnaires automobiles du boulevard Me. Maurice Slama, la Direction de la Gestion des Voies prévoit la création de passages pour personnes à mobilité réduite, ainsi que le réaménagement du stationnement.

Les travaux sont prévus du 20 août au 7 septembre pour un montant estimé à 25 000 €.

L'industrie automobile pollue et accepte de payer

Lorsque 7 marques automobiles japonaises* acceptent de payer 7,4 millions d’Euros pour dédommager 520 plaignants, c’est la reconnaissance du principe de pollueur-payeur appliqué à l’industrie automobile. L’accord conclu le 8 août 2007 est une première mondiale qui donne une évaluation financière des dommages sanitaires causés par les transports automobiles.

France Nature Environnement en appelle au sens citoyen des constructeurs automobiles pour s’engager immédiatement à fabriquer des véhicules beaucoup moins polluants sans attendre les réglementations européennes prévues en 2008 .

France Nature Environnement a déjà sollicité tous les acteurs du Grenelle de l’Environnement en demandant l’abandon de tous les projets routiers et autoroutiers et la priorité à des modes de transport alternatifs ( transports collectifs pour les personnes, transports ferroviaires et fluviaux pour les marchandises).

*les marques concernées sont Toyota, Nissan, Nissan Diesel, Hino, Mitsubishi, Isuzu et Mazda

Urbanisme : Des élus suédois à Nice

Le mardi 21 août 2007 à partir de 8 heures 30, Madame Claire Reclus, Adjoint au Maire, accueillera une délégation de députés et fonctionnaires suédois, afin de leur présenter les grandes orientations urbanistiques de la ville de Nice et leur mise en œuvre.

Lutte contre les changements climatiques: 1,5 % de gaz à effet de serre en moins par an

Les changements climatiques ont des conséquences notables pour l'économie suisse. Telle est la conclusion de plusieurs études récentes de la Confédération dans lesquelles les conséquences financières ont été calculées à partir de plusieurs scénarios. M. le Conseiller fédéral Moritz Leuenberger veut donc renforcer la politique climatique et réduire les rejets de gaz à effet de serre de 1,5 % par an à partir de 2012. Il propose d'introduire une taxe d'incitation avec affectation partielle des recettes.
En Suisse, les changements climatiques n'ont pas seulement des conséquences écologiques, mais également des conséquences économiques. Deux études mandatées par l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) le confirment (voir fiche 1).

Les changements attendus (fonte des glaciers, modification des quantités de précipitations, élévation de la limite des neiges) auront leur impact le plus grand sur le tourisme hivernal et sur la production d'énergie hydroélectrique. Les événements climatiques extrêmes (crues, glissements de terrain, vagues de chaleur) affectent surtout la santé de la population ainsi que les constructions et les infrastructures.
Si l'augmentation de la température mondiale est de 3°C, ce qui correspond aux prévisions actuelles, cela provoquera des grandes pertes en termes de bien-être, de l'ordre de 1 milliard de francs (0,15 % du PIB en 2050), qui augmenteront très rapidement et très fortement après 2050 (0,48 % du PIB en 2100). Avec un tel réchauffement, la Suisse doit compter pour chaque degré supplémentaire avec des pertes en termes de bien-être de l'ordre de 0,6 à 1 milliard de franc par an.

Si les mesures d'adaptation nécessaires sont prises, une augmentation globale de la température de moins de 2°C aurait relativement peu de retombées économiques pour la Suisse. La perte en termes de bien-être se chiffrerait à 500 millions de francs en 2050. Un tel scénario nécessite néanmoins une réduction massive des émissions de la planète.

Les conséquences des changements climatiques à l'étranger ont également un effet indirect sur l'économie et les exportations suisses. Les dommages liés aux changements climatiques affectant l'économie mondiale provoquent une baisse de la demande pour les produits suisses. Dans l'ensemble, ces conséquences peuvent être bien plus importantes que les conséquences directes du réchauffement climatique en Suisse.

Réduction des rejets de gaz à effet de serre de moitié d'ici à 2050

Une politique climatique efficace et soutenue à l'échelle mondiale peut empêcher une nette hausse des température dans la seconde moitié du siècle. Dans un rapport publié le 16 août 2007 (voir fiche 2), le Département fédéral de l'environnement, des transports de l'énergie et de la communication (DETEC) montre de quelle manière la Suisse peut développer sa politique climatique après 2012, au terme de la première période d'engagement du Protocole de Kyoto. M. le Conseiller fédéral Moritz Leuenberger propose que la Suisse réduise ses rejets de gaz à effet de serre de 1,5 % par an. Selon ce modèle, les émissions seraient en 2020 de 21 % inférieures à celles de 1990, ce qui correspond aux objectifs que l'UE s'est fixés. En 2050, la Suisse aurait ainsi réduit ses émissions de moitié par rapport à 1990, ce que visent également les pays du G8. Une protection climatique active se justifie aussi par rapport aux générations futures. Si rien n'est entrepris aujourd'hui, celles-ci souffriront d'autant plus des changements climatiques plus tard.

Deux options

Selon le rapport du DETEC, deux options sont possibles pour atteindre cet objectif de réduction.

1. Taxe d'incitation avec affectation partielle des recettes: une telle taxe devrait permettre de baisser les émissions de 1,5 % par an. Pour arriver à ce résultat, la taxe sur le climat devrait se situer dans le cadre maximal de ce que prévoit la loi sur le CO2 (210 francs par tonne de CO2). La majeure partie des recettes liées à cette taxe serait redistribuée à la population et à l'économie. 5 à 10 % des recettes pourraient être affectées au renforcement de l'effet incitatif. Sont envisagés à ce titre des mesures d'adaptation aux changements climatiques (p. ex. crues, laves torrentielles, éboulements), des programmes d'assainissement des bâtiments, des mesures climatiques dans le cadre de la coopération au développement ou des mesures d'encouragement pour des technologies innovantes et le financement des transports publics.

2. Régulations techniques et taxe de financement: les émissions seront réduites en premier lieu au moyen de régulations techniques concernant les bâtiments, le trafic et l'efficacité énergétique ainsi qu'au moyen de programmes d'encouragement également financés par une taxe. Le taux de la taxe dépendrait des besoins financiers et devrait être nettement plus bas que celui de la taxe d'incitation.

La première option a l'avantage d'utiliser un instrument économique qui laisse une grande flexibilité aux consommateurs. Pour atteindre le même objectif de réduction de gaz à effet de serre, le renforcement de la réglementation, prévue dans la deuxième option, devrait être drastique.
En plus des mesures prises à l'échelle nationale, la Suisse pourrait également compenser toutes les émissions restantes en Suisse et devenir climatiquement neutre. L'acquisition des certificats nécessaires à l'étranger coûterait environ 1 milliard de francs par an au niveau actuel des prix et des émissions. Cette option serait seulement complémentaire aux mesures prises en Suisse et mérite d'être étudiée. L'avenir de la politique climatique suisse devrait être examiné cette année encore par le Conseil fédéral. M. Leuenberger, chef du DETEC, préconise la première option et donc un élargissement de la taxe sur le CO2 appliquée actuellement aux combustibles aux carburants fossiles ainsi qu'à d'autres gaz à effet de serre. Une partie des recettes serait affectée au financement de projets de politique climatique et de mesures d'adaptation. Cette taxe climatique aurait un effet double: elle permettrait d'une part de réduire les rejets de gaz à effet de serre grâce à l'effet d'incitation et, d'autre part, de débloquer des moyens financiers permettant d'autres réductions en Suisse comme à l'étranger ainsi que de prendre des mesures contre les effets néfastes des changements climatiques. Cette option n'exclut pas des mesures de réglementation. Elles sont prises aujourd'hui et le seront encore dans le futur. C'est dans ce cadre que s'inscrivent les plans d'action de l'Office fédéral de l'énergie pour promouvoir les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique.

Nice travaux

Rive droite du Paillon–Arches du Lycée Guillaume Apollinaire, la Direction de la Voirie et de l’Hydraulique prévoit le nettoyage des ouvrages de couverture du lycée Guillaume Apollinaire.
Les travaux sont prévus jusqu’au 21 septembre 2007 pour un montant estimé à 100 000 €.

Décès de Sergio Vantaggiato

A la suite de la mort de Sergio Vantaggiato, journaliste sportif italien de la télévision TeleRama et correspondant de La Repubblica, agressé dimanche 12 août dans la soirée, à la sortie de la station de métro Bir Hakeim à Paris, alors qu'il se trouvait en vacances.

Le Premier ministre François Fillon a adressé des courriers à sa famille, aux rédactions de TeleRama et La Repubblica ainsi qu'à Romano Prodi, Président du conseil italien, pour exprimer sa profonde tristesse au nom du Gouvernement français et en son nom.

Laurent Fabius donne son point de vue sur la crise financière

Laurent FABIUS, qui s'est défini comme un sage actif, et qui est ancien Premier ministre et Ministre de l'Economie et des Finances, nous donne son point de vue sur la crise financière actuelle et les moyens d'en sortir.

"Dans la crise financière des crédits américains "subprime", la plupart des prétendus spécialistes ont manqué à la fois de clairvoyance, de transparence et de cohérence.

Pas besoin en effet d’être un gourou new-yorkais "triple A" pour prévoir que des crédits immobiliers trop chers, trop risqués et trop nombreux, conduiraient tôt ou tard à l’écroulement du château de cartes.

Manque de transparence, aussi, tant il est évident que, pour augmenter leurs marges et reporter une partie de leurs risques sur d’autres, les opérateurs et fonds divers ont masqué la nature de leurs créances, en tous cas les ont noyées dans la masse.

La cohérence, enfin, n’est pas au rendez-vous, avec une mention spéciale pour la BCE, lorsque d’un côté on pratique et annonce une hausse des taux d’intérêt conduisant à une contraction économique et du crédit, cependant que de l’autre on inonde de liquidités supplémentaires les circuits financiers afin d’allonger les problèmes qu’avec d’autres on a laissé se créer.

C’est autour de ces trois notions, clairvoyance, transparence, cohérence, que la crise – qui m’apparaît sérieuse – doit maintenant être traitée.

L’exposition directe et indirecte aux risques du "subprime" des différents opérateurs doit être rapidement rendue transparente par une opération vérité, sinon la méfiance, donc la crise, s’aggravera. C’est le rôle notamment des régulateurs et des agences de notation d’y procéder.

Les Banques centrales, elles, y compris la BCE, doivent annoncer qu’elles veilleront à ce que les conditions financières soient durablement accommodantes, pour éviter une contagion négative vers l’économie "réelle".

Enfin, la clairvoyance impliquerait de tirer les leçons des mécanismes spéculatifs et des déséquilibres à l’œuvre non seulement dans le secteur immobilier où il faut cesser d’accueillir des créances à risque sans garanties, mais dans les nombreux autres domaines recelant des "bulles potentielles". Les gouvernements et le FMI ont, là, leur rôle à jouer pour assainir cette économie domino et casino.

Tout cela, qui est d’intérêt général, suppose bien sûr qu’on ne soit pas paralysé par l’idéologie du laisser faire, mais qu’on agisse avec pragmatisme et vigueur. A propos, qu’en pense le gouvernement français et que fait-il ?"

Fête Patronale de la Saint Roch

Madame Dominique Estrosi, Adjoint au Maire, représentera Maître Jacques Peyrat, Sénateur-Maire de Nice, à l'occasion de la fête Patronale de la Saint Roch, qui se déroulera le mercredi 15 août, à partir de 17 h 00, à Saint-Martin de la Vésubie.

Rhizosphère 2 : Montpellier - 26-31 août 2007

La IIe conférence internationale sur la rhizosphère, organisée par l'INRA, avec la participation notamment du CNRS, du Cirad, de l'IRD se déroulera à Montpellier du 26 au 31 août 2007. L'objectif de cette conférence est de constituer un forum pluridisciplinaire pour l'étude de la rhizosphère et la compréhension de sa complexité et de son rôle dans les écosystèmes.

La compréhension de la rhizosphère est essentielle dans de nombreux domaines scientifiques et services écosystémiques, tels que la nutrition et la santé des plantes, la diversité des écosystèmes, la bioremédiation et la réhabilitation de sols dégradés, l'écologie de microorganismes pathogènes de l'homme, les réponses des écosystèmes aux changement climatiques et la préservation de la qualité des ressources en eau.

L'objectif de cette conférence est de constituer un forum pluridisciplinaire pour favoriser l'échange d'idées et de méthodes innovantes pour l'étude de la rhizosphère, la compréhension de sa complexité et de ses divers rôles dans les processus au sein des écosystèmes.

Cette conférence fait suite à la première conférence internationale RHIZOSPHERE 2004 qui avait eu lieu à Munich et avait remporté un franc succès en réunissant 480 participants du monde entier. Les organisateurs espèrent réitérer ce succès à Montpellier et faire de ces conférences internationales sur la RHIZOSPHERE un évènement régulier.

Cette conférence, qui sera présidée par M. Davey L. Jones (Univ. Wales. UK) offrira l'opportunité à des chercheurs juniors et seniors de présenter leurs travaux devant une audience internationale dans le superbe cadre qu'offre la ville de Montpellier.

Si nous nous réjouissons que cette conférence internationale ait lieu en France, nous ne pouvons que déplorer que le site Internet ne soit pas francophone.

Bioréacteurs pour les déchets ménagers

Communiqué du Cemagref : "Au cours de la dernière décennie, le concept de centre de stockage de déchets ménagers a évolué. Nous sommes passés de l'idée d'un ouvrage destiné au confinement à la notion de bioréacteur, où la biodégradation est délibérément accélérée. Il s'agit de la favoriser tant que le site est sous surveillance pour ne pas risquer de contaminer l'environnement.

Le principe de la décharge-bioréacteur consiste à réinjecter les "jus de décharges" ou lixiviats dans le massif de déchets afin d'accélérer le développement bactérien. Les scientifiques du Cemagref travaillent actuellement sur le mode de réinjection des lixiviats à partir de tranchées ainsi que sur leur aération avant recirculation.
En effet, en présence d'oxygène, l'ammoniaque contenu dans les lixiviats est converti en nitrates. Une fois dans le massif de déchets, les nitrates sont à leur tour transformés en azote gazeux inoffensif (N2). Cette stratégie présente un double avantage : permettre le développement des bactéries dénitrifiantes dans les déchets et accélérer la biodégradation tout en éliminant l'ammoniaque, un des polluants majeurs des lixiviats."

Actuellement, le Cemagref encadre trois thèses sur les bioréacteurs.

Lutte contre le travail illégal : bilan 2006

L'Acoss a publié le bilan 2006 - Lutte contre le travail illégal

La législation a confié aux URSSAF la mission de s'assurer de la conformité des informations déclarées aux règles en vigueur en matière d'assiette et de calcul des prélèvements sociaux. Le contrôle des cotisants constitue ainsi un des moyens de sécuriser le financement du système de la sécurité sociale.
En outre, dans une économie où les diverses cotisations et contributions constituent une composante importante des coûts de production des entreprises, l'activité de contrôle contribue à garantir l'égalité de traitement entre les cotisants et les conditions d'une réelle concurrence.
Enfin, elle permet de préserver les salariés dans la plénitude de leurs droits.

L'Agence Centrale est chargée de proposer et de promouvoir les orientations en matière de contrôle, ainsi que de coordonner et de vérifier leur mise en oeuvre par les URSSAF.
Le présent bilan d'activité met en lumière les enjeux majeurs du contrôle. Un bilan spécifique est consacré à la lutte contre le travail dissimulé.
Si l'activité globale des corps de contrôle a concerné en 2006 près de 250.000 cotisants et généré plus d'un milliard d'euros de redressements (813 millions d'euros en redressements positifs et 191.5 en millions d'euros de redressements négatifs), le coeur du métier est constitué par le contrôle comptable d'assiette, examen planifié et contradictoire de l'ensemble de la situation de l'entreprise au regard de la législation
sociale.
En 2006, environ 110.000 entreprises, soit plus de 5 % du total, ont fait l'objet d'un contrôle d'assiette. Ces contrôles ont porté sur 40 milliards d'euros de cotisations, soit près de 19% des cotisations liquidées contrôlables.
Les redressements correspondants ont dépassé les 893 millions d'euros (727 millions d'euros de redressements positifs et 166 millions d'euros de redressements négatifs), soit 2,19 % des cotisations contrôlées. Le montant des redressements poursuit sa progression. Le nombre de contrôles aboutissant à un redressement est passé de plus de 54 %, en 2005, à plus de 56 %, ce qui confirme la continuité des progrès accomplis
en terme de ciblage des cotisants à risques.
En fonction du risque associé à la taille de l'entreprise, l'action la plus adaptée est retenue : offre de conseil personnalisé pour les nouvelles entreprises et les dispositifs collectifs nouveaux, contrôle comptable d'assiette, contrôle chez un tiers, contrôle sur pièces, prévention de la lutte contre le travail dissimulé ou encore opération de lutte contre le travail dissimulé.

Le champ d'intervention des corps de contrôle s'élargit progressivement, s'adaptant tant aux nécessités de l'état du droit qu'aux besoins des usagers : ils oeuvrent efficacement dans le cadre de la lutte contre le travail dissimulé en y consacrant près de 14% de leur activité, ils développent des actions de prévention au niveau de l'entreprise, et ils assurent une information personnalisée des cotisants.

Pour consulter et télécharger ces documents, rendez vous sur le site de l'Acoss

Journée de sensibilisation le 8 septembre

Plusieurs dizaines d'organisations de protection animale ont décidé de faire du 8 septembre prochain, une grande journée de sensibilisation en faveur de la cause animale et d'aller à la rencontre du public.

La Société Protectrice des Animaux (SPA) participera bien évidemment à cet évènement important en tenant sur toute la France des stands, aux côtés d'autres associations.

L'opération, coordonnée par le site www.protection-des-animaux.org, sera une première pour la SPA. Pour savoir si nous sommes dans votre ville, veuillez visiter le site. Les informations seront mises à jour régulièrement.

Influence du mode de vie des ménages sur l'environnement

Les modes de vie des ménages ont des incidences directes et indirectes sur la qualité de l'environnement, et donc sur la qualité de leur cadre de vie (air, eaux, sols...). Les ménages sont partie prenante de la stratégie nationale de développement durable. Ils peuvent agir pour la résolution des problèmes environnementaux, soit de manière directe par leurs pratiques domestiques et l'usage de leur voiture par exemple, soit par leur choix de consommation.

On entend par ménage l'ensemble des occupants d'une résidence principale. En 2004, on compte 25 millions de ménages en France, c'est-à-dire 78% de plus qu'en 1960. En comparaison, la croissance démographique n'est que de 32% sur la même période. La structure des ménages a également évolué : un ménage était constitué de 3,2 personnes en moyenne en 1960, contre 2,4 en 2004. Sur la même période, la moyenne d'âge de la population a augmenté et le partage de l'emploi entre hommes et femmes s'est modifié. Ces évolutions ont influencé les changements de modes d'habitat, de mobilité, de consommation courante des ménages.

L'habitat est devenu l'un des premiers postes de dépenses des ménages : il représente 24% des dépenses totales en 2004 (soit 8 650 euros courants/ménage), contre 11% en 1960. L'acquisition de biens et équipements de la maison a de plus été multipliée par 3,6 en 40 ans (prix constants). L'accès à la propriété, l'individualisation de l'habitat, l'agrandissement des surfaces habitées, l'amélioration du confort, contribuent à l'accroissement des émissions de gaz à effet de serre et sont en partie responsables de l'artificialisation des sols.

La mobilité quotidienne motorisée concerne plus de ménages qu'auparavant et les dépenses qui lui correspondent ont été multipliées par 5 (prix constants) pour l'ensemble des ménages. Cependant, la part des dépenses consacrées au transport (achat du véhicule, entretien, carburant) a peu évolué dans la structure de consommation d'un ménage : elle est de 9% en 1960 contre 13% en 2004. Les distances parcourues globales se sont considérablement accrues (+49% entre 1988 et 2004) et sont synonymes de pollution de l'air et d'émissions de gaz à effet de serre.

Les dépenses de consommation alimentaire des ménages ont doublé à prix constants sur 40 ans et se sont accompagnées d'un changement des modes alimentaires : plus de produits "prêts à l'emploi", de produits laitiers et carnés... Cependant, la part du budget consacrée à l'alimentation par les ménages a diminué par rapport à celle consacrée à l'habitat, notamment du fait de l'industrialisation de la chaîne de production alimentaire. Les impacts environnementaux directs, comme la production de déchets, s'accentuent. Les impacts indirects, tels que la production de gaz à effet de serre, sont liés à l'assujettissement de la chaîne de production alimentaire à la consommation d'énergie et à sa dépendance vis-à-vis des transports.