Séance plénière du Conseil Régional PACA - 29 juin 2007

Plus de soixante-dix dossiers sont soumis au vote des élus régionaux le vendredi 29 juin lors de l'assemblée plénière du Conseil régional.

A l’ordre du jour de cette assemblée plénière, les conseillers régionaux se prononceront notamment sur :

  • DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE : Dans le cadre du SRDE, labellisation de 4 nouveaux projets de Pôles Régionaux d'Innovation de de Développement économique et Solidaire (PRIDES)
  • EDUCATION, APPRENTISSAGE : Développement des technologies de l'information éducatives dans les lycées; création du CFA adapté Les Marronniers, Aides aux employeurs d'apprentis; Service Public Régional de Formation et d'Apprentissage : prestations et autorisations d'engagement.
  • NTIC : Schéma Régional de Développement de la Société de l'Information et de la COmmunication - Document stratégique et convention.
  • AMENAGEMENT DU TERRITOIRE, HABITAT-URBANISME : Aide à la création de postes de développement local en milieu rural et de chargés de missions risques naturels. Dispositif de soutien régional à l'habitat en centre ancien. Opérations de renouvellement urbain.
  • TRANSPORTS : Infrastructures routières : Rocade L2 à Marseille; Extension du périmètre d'Euroméditerranée.
  • TOURISME : Dans le cadre du PRE, nouvelle convention triennale du dispositif d'aide à la création de poste d'agent de développement touristique local; Dans le cadre du SRDT, Prêt régional à la transmission d'entreprise;
  • AGRICULTURE : Dispositif cadre de soutien aux entreprises de commercialisation et de transformation des produits agricoles et agro-alimentaires. Aides aux investissements. Accompagnement du développement agricole et emploi et de l'agriculture bio.
  • ENERGIE : Lancement de 3 nouveaux dispositifs d'intervention du programme AGIR.
  • ENVIRONNEMENT : Création de la Réserve nationale de la plaine des Maures. Projet de création d'un PNR sur le territoire du Mont-Ventoux.
Egalement à l’ordre du jour, les volets suivants : Sécurité, NTIC, Politique de la ville, Europe, Culture, Recherche, Solidarités, Jeunesse et vie associative.

Pour visionner la séance plénière du 29 juin 2007 : cliquer sur le logo.

Exposition Michelangelo Pistoletto

Le programme scientifique du musée fait une place importante à la présentation des artistes majeurs de l’Arte Povera, mouvement d’avant-garde de la fin des années 60 dans la région de Turin essentiellement.

Après Gilberto Zorio, Giovanni Anselmo, Pier Paolo Calzolari, et les Multiples de l’arte Povera, le Mamac expose du 30 juin au 04 novembre 72 œuvres historiques de l’artiste Michelangelo Pistoletto, qui permettront au public d’apprécier l’ensemble de sa démarche : Autoportraits et Tableaux-miroirs des années 60, œuvres Arte Povera, Objets en moins, Miroirs découpés des années 70, Signes de l’art, son dernier concept concrétisé en objets à usage quotidien, documents sur les performances des années 80 et sur Cittadellarte, lieu de l’Université des Idées qu’il a créée à Biella en Italie.

Artsite italien de renommée internationale, Pistoletto expose dans le monde entier les œuvres aux inspirations variées qu’il a réalisées depuis 1947. Il est, depuis 1992, professeur à l’Académie des Beaux Arts de Vienne où il peut transmettre son talent tout en continuant de l’exercer.

Quelques dates à retenir pour cette exposition :

  • 29 juin 2007, 18 h 30, vernissage de l’exposition

  • 30 juin 2007, ouverture au public de l’exposition jusqu’au 04 novembre

  • 30 juin 2007, 10 h 30 , conférence de l’artiste à l’auditorium du Musée

7ème édition de la Nuit des Architectes

Madame Claire Reclus, Maire-adjoint à l’Urbanisme assistera à la cérémonie de la 7ème édition de la Nuit des Architectes organisée par le Syndicat des Architectes de la Côte d’Azur le vendredi 29 juin à partir de 19h30 sur la plage du Castel à Nice.

Réaction de J. Peyrat suite à la réélection de J. Léonetti comme 1er vice président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale

Je me réjouis de la réélection de Monsieur Jean Léonetti au poste de 1er vice président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale. Brillamment réélu au premier tour dans la 7ème circonscription des Alpes Maritimes avec 64% des voix, Jean Léonetti va pouvoir continuer son travail entamé il y a 5 ans.

Homme de conviction et de terrain, il saura être la personne sur qui le nouveau président du groupe UMP, Jean-François Copé, pourra compter pour gérer le plus important des groupes de l’Assemblée Nationale avec 308 députés.

Je lui adresse tous mes vœux de réussite les plus sincères.

Place Garibaldi : la dernière soudure des rails du tramway

On y croyait plus, et pourtant c'est fini. C'est hier, en fin de matinée, qu'a eu lieu la 3000ème et dernière soudures des rails du tramway niçois sur la place Garibaldi, en présence du maire de Nice Jacques Peyrat.

La place Garibaldi pourra ainsi accueillir le 4 juillet prochain la grande fête qui sera donnée à l’occasion du bicentenaire de la naissance du héros niçois, Giuseppe Garibaldi.

Le Canal de Provence célèbre ses 50 ans

En Provence, "l’eau est d’or", dit le proverbe. Projet visionnaire, la construction du Canal de Provence a permis un accès à l’eau raisonné sur l’ensemble de notre région. Du 2 au 12 juillet : célébration d'un heureux cinquantenaire.

Canal de Provence : l’eau à portée de main...

Créée en 1957, la Société du Canal de Provence fête son cinquantenaire. La date renvoie tout autant au passé d’une lutte séculaire contre la sécheresse qu’à l’avenir de la ressource hydraulique à l’échelle du territoire régional. Le manque d’eau, particulièrement sensible dans les zones côtières, a très tôt conduit à ne plus dépendre des seules ressources locales, limitées et fragiles, et à se tourner vers des transferts d’eau.

Dès le XVIe siècle, les canaux, issus de la Durance, ont ainsi acheminé l’eau vers les territoires en déficit, façonnant les paysages provençaux. Dans les années 50, après l’aménagement de la Durance par EDF (construction du barrage de Serre-Ponçon et du Canal de Durance), garantissant les besoins en eau du Val de Durance, les eaux du Verdon, auparavant utilisées pour compenser les irrégularités de débit du fleuve, ont pu être mobilisées pour desservir le reste du territoire. Le Canal de Provence venait de naître et quatre décennies, des années 60 aux années 90, ont vu la construction de près de 300 km de canaux ou galeries, 5000 km de conduites enterrées, plusieurs centaines d'ouvrages hydrauliques spécifiques (stations de pompage, usines de traitement, réserves…) et 45 000 postes de distribution. Ils desservent en eau une centaine de communes, 500 industriels, 6000 agriculteurs et 25 000 particuliers résidant en zone rurale.

Verdon/Saint-Cassien : un projet d’envergure

L’ampleur des investissements – les infrastructures mises en place représentent un patrimoine proche de 2 milliards d'euros actuels – ont poussé au regroupement des efforts : fondée par les Bouches-du-Rhône, le Var et la Ville de Marseille, la Société du Canal de Provence associe les Hautes-Alpes, les Alpes de Haute-Provence et le Vaucluse, ainsi que la Région depuis 1985. Aujourd’hui, l’objectif qui a présidé à la naissance de la SCP – garantir la fourniture d’eau en qualité et quantité adaptées aux besoins des ruraux, urbains et industriels à l’ensemble du territoire régional – est atteint.

Pour autant, face à l’accroissement constant de la population de Provence-Alpes-Côte d'Azur, à la multiplication des épisodes de sécheresse, aux besoins induits par le développement économique (et par le tourisme notamment), la poursuite de cette action reste indispensable. A ce titre, la récente inscription de la liaison Verdon/Saint-Cassien au sein du Contrat de projets 2007-2013 et dans le Programme opérationnel européen est une garantie pour le futur. Les sécheresses qui se succèdent depuis 2003, ainsi que la pression démographique, ont mis en évidence l’insuffisance de l’alimentation en eau de l’est Varois et de l’ouest des Alpes-Maritimes par la seule réserve de Saint-Cassien. Conforme au schéma départemental d’adduction d’eau potable du Var, le projet de liaison Verdon/Saint-Cassien, soutenu par la Région et mis au cœur des négociations avec l’Etat, représente une avancée majeure : il consiste à relier les ouvrages du Canal de Provence et de Saint-Cassien, de la plaine de Saint-Maximin jusqu’à celle de Fréjus. Cette nouvelle alimentation préservera les sources, rivières et nappes alluviales de territoires à terme menacés de pénurie. Au passage, le projet profitera aux communes du centre Var situées à proximité du tracé Verdon/Saint-Cassien.

La Région architecte

Signe fort de l’engagement régional, le 9 février dernier, les conseillers régionaux ont approuvé le principe de "régionalisation" des biens de l’Etat concédés à la SCP. Par cette décision, la Région affirme son intérêt de principe à un transfert d’ouvrages, prévu par la loi du 13 août 2004. Associé à la perspective d’un autre important transfert domanial, celui du domaine public fluvial, ce transfert permettra à la Région d’assumer pleinement son rôle d’architecte du territoire à travers la construction d’une politique partagée de l’eau. Il confirmera la SCP dans son rôle d’outil d’anticipation des besoins hydrologiques.

Par ailleurs, la SCP, de par sa culture de gestion publique de la ressource, est prédisposée au développement des approches citoyennes et économes. Pour gérer durablement des ressources par nature limitées, il est en effet crucial d’agir également sur la demande, en cherchant à la limiter et pas seulement en accroissant l’offre. En collaboration notamment avec les Parcs naturels régionaux du Verdon et du Luberon, la SCP œuvre déjà en ce sens. Sur ce terrain, elle rejoint la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, attentive à la préservation de la qualité sanitaire et biologique des milieux aquatiques et soucieuse de mettre en place une démarche associant tous les acteurs publics et privés en vue d’une gestion de l’eau solidaire permettant une satisfaction raisonnée des besoins.

La Région s’engage

La Région encourage, coordonne, assiste techniquement, participe financièrement à l'ensemble des projets qui concourent à une gestion durable et économiquement soutenable de son territoire. En effet, 21,3 millions d’euros ont été consacrés à la politique régionale de l'eau en 2006. Sur ce montant, 9,8 M€ sont allés à l’assainissement et 6,4 M€ à la gestion des milieux aquatiques, à travers notamment les comités de rivière et les structures de gestion, publiques ou associatives. Enfin, 5 M€ ont bénéficié à l’hydraulique agricole et aux grands aménagements hydrauliques.

Célébration du 50ème anniversaire du 2 au 12 juillet 2007

- Le 11 juillet 1957 est la date anniversaire de l’assemblée générale constitutive de la Société du canal de Provence. Autour de cette date anniversaire, le Canal organise une série de manifestations sur le territoire de Provence-Alpes-Côte d'Azur,
- avec un temps fort destiné au grand public : le dimanche 8 juillet, à Rians, Hugueneuve, Trapan, sur l’Etang de Berre, sur la galerie du Luberon et auBarrage de Bimont.

Arlette Laguiller : "Malgré les commandes d'Airbus, Louis Gallois n'a pas l'intention de toucher au plan de 10 000 suppressions d'emplois"

Le Salon aéronautique du Bourget, qui vient de fermer ses portes, s'est achevé sur un concert d'autofélicitations des patrons d'Airbus. 728 commandes dont 425 fermes, portant sur toutes sortes d'avions, y compris sur le gros porteur A380 dont les retards de livraison ont été le facteur déclenchant de la crise chez l'avionneur. A ce qu'il paraît, l'ensemble des commandes représente quelque 100 milliards de dollars. Ce qui fait dire aux dirigeants d'Airbus que c'est leur meilleur salon depuis toujours.

Malgré ces commandes, il n'est cependant pas question de toucher au plan Power 8, c'est-à-dire au plan de 10 000 suppressions d'emplois avec des fermetures ou des reventes d'usines appartenant au groupe.

Le patron d'Airbus, Louis Gallois, considère que ces suppressions d'effectifs demeurent "indispensables" pour permettre à l'entreprise d'être plus "productive" face à la concurrence internationale.

Avant même ces nouvelles commandes, Airbus avait du travail pour les cinq ans à venir. Les suppressions d'emplois n'étaient pas seulement un drame pour ceux dont l'emploi va être supprimé, mais aussi pour ceux qui resteront et qui seront moins nombreux pour faire plus de travail.

C'est le même argument de "productivité" qui est utilisé dans toutes les entreprises où on aggrave les cadences, on diminue les effectifs ou, plus souvent encore, on fait les deux comme chez Peugeot-Citroën. Qu'il s'agisse des techniciens ou des ingénieurs hautement qualifiés d'Airbus ou des ouvriers sur chaîne de l'industrie automobile, tous les travailleurs sont logés à la même enseigne. C'est sur le dos de leurs travailleurs que tous les patrons cherchent à préserver leurs profits dans la concurrence internationale.

L'Etat agit de la même manière. Plusieurs ministres se sont succédé, la semaine dernière, pour justifier le non-remplacement d'un travailleur du service public sur deux partant à la retraite, par la nécessité de faire des économies en présentant la mesure comme un service rendu aux contribuables ! Et tel ministre d'oser expliquer à la radio que les insuffisances d'effectifs criantes dans les hôpitaux pourraient être compensées par des heures supplémentaires en vertu du slogan de Sarkozy "travailler plus pour gagner plus" ! Il faut une bonne dose de cynisme pour proférer des insanités de ce genre alors qu'il est de notoriété publique que le personnel hospitalier crève déjà sous le poids des heures supplémentaires et qu'en plus, elles ne sont même pas payées.

Et tout le reste est à l'avenant. Le nouveau plan de déremboursement de médicaments qui s'ajoutera à la franchise sur les actes médicaux rend l'accès aux soins de plus en plus cher. Et pourquoi ce recul de la protection sociale, aux conséquences dramatiques pour les plus pauvres ? En réalité, pour compenser le manque à gagner pour la Sécurité sociale de toutes les exonérations de charges patronales. Elles sont censées être compensées par l'Etat. Mais ce dernier ne le fait que partiellement et avec retard. Et, en dernier ressort, ce sont les assurés sociaux qui paient la facture.

Le patronat accentue son offensive contre le monde du travail poursuivie sous tous les gouvernements de droite comme de gauche. Il sait qu'il peut compter sur le gouvernement pour prendre toutes les mesures aggravant la condition ouvrière pour lui permettre d'augmenter ses profits. Et le gouvernement peut se targuer des élections qui ont conforté la droite au pouvoir.

Mais qu'ils se méfient ! Les travailleurs n'ont aucune raison de se laisser impressionner par le succès électoral de Sarkozy, ni par la majorité absolue de ses partisans à l'Assemblée. Malgré l'agitation tous azimuts du nouvel occupant de l'Elysée, il n'a les mains libres qu'à l'Assemblée. Il n'a pas plus de moyens que ses prédécesseurs pour faire face au monde du travail si celui-ci se fâche. Et, à force de semer le vent du mécontentement avec ses mesures, Sarkozy récoltera la tempête de la colère ouvrière qu'il mérite.

Marseille : le port protège 3000 ha d'espaces naturels

Le conseil d'administration du Port autonome de Marseille (PAM) a approuvé un "plan de gestion d'espaces naturels" qui vise à structurer et planifier sur 5 ans des actions de préservation et de mise en valeur de 3 000 hectares parmi les 10 000 que compte la zone industrialo-portuaire de Fos.

Ce "plan de gestion des espaces naturels" traduit la volonté du PAM de sanctuariser des secteurs à haute valeur écologique et de mener une politique responsable d'aménageur-gestionnaire de milieux naturels complémentaire au développement de ses activités portuaires et industrielles.

Les quelques 88 actions programmées seront pour la plupart financées sur fonds propres du PAM qui y consacrera 3.5 millions d'euros.

Un des objectifs prioritaires sera la conservation d'espèces rares ou menacées avec par exemple la préservation des sites de nidification des sternes naines (oiseaux) sur le They de la Gracieuse à Port Saint-Louis ou la pose de passes favorisant la reproduction des anguilles.

Afin de préserver la biodiversité des zones humides, le plan envisage la préservation des marais du Tonkin.

Ce site hébergeant une ancienne pompe à feu sera transformé dès 2009 en pôle d'accueil pédagogique ouvert au public.

Le plan de gestion s'attache aussi à maintenir les activités traditionnelles contribuant à l'entretien des espaces naturels comme les manades ou à sauvegarder le patrimoine bâti à l'image de la restauration de la bergerie de la Favouillane, inscrite à la liste des monumenst classés.

Le plan de gestion prévoit l'amélioration des connaissances du site et cherche à conclure des partenariats avec des unités de recherche et des universités. Il comprend enfin des actions à portée juridico-administrative visant à fixer "les droits et les devoirs" des acteurs de ces espaces.

Le pilotage du plan de gestion des espaces naturels de la ZIP de Fos sera assuré par un comité de gestion composé d'organismes spécialistes de l'écologie et de services de l'Etat.

Clôture du projet Mytilos : les moules, sentinelles des eaux côtières méditerranéennes

Porté par Toulon Var Technologies et coordonné scientifiquement par l'Ifremer, le projet MYTILOS1 a été lancé en 2004. L'objectif était de réaliser une « photographie » de la contamination chimique sur le pourtour de la Méditerranée occidentale. Les résultats seront présentés et commentés par les partenaires scientifiques et institutionnels du programme (France, Espagne, Italie, Grèce,Tunisie, Algérie, Maroc) le 21 juin à l'Hôtel de Région de Marseille.

Utiliser les capacités de filtration des moules pour surveiller le milieu marin
Pour mesurer le niveau de la contamination chimique dans la bande côtière méditerranéenne, le projet Mytilos a employé un outil singulier : les moules. La méthode a été mise au point dans le cadre du réseau Rinbio (Réseau INtégrateurs BIOlogiques), créé en 1996 en collaboration avec l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée et Corse. Les moules sont en effet d'excellents bio-accumulateurs : elles peuvent filtrer des particules extrêmement petites, jusqu'à 1µm2. En concentrant les différentes substances présentes dans l'environnement marin, elles constituent donc d'excellents outils de mesures de la contamination chimique.
Dans le cadre de Mytilos, trois campagnes océanographiques, coordonnées par l'Ifremer, ont été réalisées en 2004, 2005 et 2006 grâce au soutien actif de chaque partenaire. Elles ont permis la pose de 148 stations artificielles, réparties de façon homogène entre les différents pays, avec un taux de récupération de plus de 82,5%.

Première photographie de la contamination chimique de la Méditerranée occidentale...
Les analyses des moules récupérées après leur immersion ont porté sur plusieurs types de contaminants : les métaux lourds, les composés organochlorés et seize hydrocarbures aromatiques polycycliques.
A l'échelle du bassin et pour l'ensemble des pays échantillonnés dans le cadre de Mytilos, on observe une contamination relativement homogène : les niveaux de contaminations ne présentent en effet pas de différence significative avec ceux mesurés dans le cadre du réseau Rinbio (qui concernent uniquement la façade française), qui est, à ce jour, la seule référence concernant cette technique de surveillance dans le champ moyen. Les secteurs les plus fortement touchés concernent essentiellement les pôles urbains et industriels ainsi que le débouché des principaux fleuves, avec un effet de dilution nettement plus fort pour les composés organiques que pour les métaux. Les niveaux mesurés pour ces derniers sont en effet du même ordre de grandeur que ceux obtenus à la côte sur des populations naturelles de coquillages.
- Pour les métaux lourds, les sites présentant les niveaux les plus élevés ont été : Portoscuso (Sardaigne), El Portus, Cabo del Agua, Portman (Espagne) et à un degré moindre, Porto Ferario (île d'Elbe) et Barcelone (Espagne) pour le plomb.
- Pour le mercure : El Portus (Espagne), Palerme (Sicile), Skida (Algérie) et surtout Portoscuso (Sardaigne).
- Pour le nickel : Finguerola, Torrox et Valence (Espagne), embouchure du Rhône, Livourne (Italie) et les stations Sididaoud, Korbus, Tabarka, La Galite (Tunisie), Skida, Oued Zohr, Oran (Algérie), Nador (Maroc).
- Pour le cadmium Aguilas et Adra (Espagne), Ustica et Filicudi (Sicile).

Pour les molécules organiques, on retrouve une contamination plus diffuse, avec plusieurs zones concernées :
- Barcelone, Marseille, Naples et Alger pour le DDT et ses produits de dégradation avec, à un degré moindre, l'embouchure des rivières côtières et du Rhône et de l'Ebre ;
- Barcelone, Marseille, Naples, La Madelaine (Sardaigne) et Alger pour les PCBs ;
- Valence (Espagne) et Piombino (Italie) pour les HAPs ;
- Marseille, Barcelone, Bagnoli (Italie), La Madelaine (Sardaigne) et Alger pour les Dioxines et Furanes.
Les niveaux mesurés pour ces contaminants organiques sont faibles et sans risques connus pour la faune et la flore marines. Ils nécessiteront toutefois des investigations complémentaires.

Les résultats montrent également que la méthodologie Rinbio pourrait être utilisée à l'échelle des masses d'eau identifiées au titre de la Directive Cadre Eau (DCE) dans les trois pays européens riverains de la Méditerranée Occidentale. Cela permettrait de disposer d'un dispositif unique et opérationnel de connaissance et d'évaluation de la contamination chimique de la qualité des eaux littorales dans le champ moyen et faciliterait la comparaison des résultats sur la base d'une grille unique d'évaluation. En complément, par la multiplication de stations dans une même zone, l'outil que constitue la station artificielle de moules pourrait être utilisé pour mieux localiser les sources d'apport en contaminants chimiques.

... pour une protection durable du bassin Méditerranéen
Grâce à la mise en oeuvre de ce réseau de biocapteurs, les autorités régionales et nationales disposent désormais d'un outil d'évaluation et de mesure de la qualité des milieux. Ils seront ainsi plus à même de décider des mesures de prévention et/ou de traitement à mettre en oeuvre.
Dans la continuité de Mytilos, un projet a été mis en place pour la Méditerranée orientale, Mytimed, qui permettra de bénéficier d'un état de référence de la contamination chimique littorale.

TVT
Créé en 1988 par les collectivités territoriales et les industriels du Var et de la région Provence Alpes Côte d'Azur pour accompagner le développement et la valorisation technologique, TVT a su très tôt anticiper les grandes mutations économiques et mailler une communauté d'entrepreneurs, de scientifiques et de collectivités autour de l'accompagnement du projet d'innovation, moteur de la croissance des entreprises et la mise en oeuvre de projets coopératifs, moteur de l'attraction d'un territoire.
Structure associative reconnue au niveau national et international par l'appartenance à de nombreux réseaux et par la conduite de projets, notamment européens, son ambition affichée est de permettre le développement économique par l'innovation, la valorisation de la recherche et d'accompagner le pôle de compétitivité MER PACA.
En 2005, TVT a ouvert sa pépinière d'entreprises innovantes CRE@TVT, qui peut accueillir 15 à 20 entreprises de moins de deux ans ou en création présentant un caractère innovant.

L'Ifremer
Institut français de recherches marines, l'Ifremer conçoit, développe et met en oeuvre des moyens d'observation, d'étude et de surveillance des milieux marins, des zones littorales jusqu'aux grands fonds. Par leurs travaux, les scientifiques et les ingénieurs de l'Ifremer contribuent à améliorer la connaissance des mers et des océans comme des espèces qui les peuplent, afin de favoriser les conditions du développement durable des différents secteurs économiques liés à la mer.
L'Ifremer emploie 1700 personnes, dispose d'un budget de 150 millions d'euros, de 7 navires scientifiques, d'un submersible habité (Nautile), d'un engin télé-opéré pour grande profondeur (Victor 6000) et d'un ensemble de moyens d'essais.

1. Mytilos est mené dans le cadre d'Interreg IIIB Medocc, Axe 4, mesure 4.3
2. Pour mémoire, les huîtres, qui possèdent les mêmes qualités bio-accumulatrices, retiennent des particules de taille légèrement supérieure (2µm).

Publication du traité de Biominéralisation : le Centre Scientifique de Monaco à l'honneur

La synthèse des connaissances actuelles sur la Biominéralisation : c’est à cet impressionnant ouvrage de 3 volumes totalisant 1252 pages que les chercheurs du viennent de participer en rédigeant deux importants chapitres.

Ces trois volumes, rédigés en anglais par les meilleures spécialistes mondiaux, font le point sur un domaine méconnu et pourtant omniprésent, la biominéralisation, processus physiologique correspondant à la fabrication par un organisme vivant d’un matériel minéral, appelé pour cela biominéral.

Nos os, les coquilles de mollusques, les perles ou les bijoux en corail sont tous issus de ce processus. Comment les organismes vivants transforment-ils des substances en solution dans l’eau en une structure minérale hautement organisée en 3 dimensions, on ne le sait pas actuellement. Pourtant les applications de ce processus sont importantes : de la médecine (ostéoporose) et la chirurgie (implants osseux) à la fabrication en milieu contrôlé de biomatériaux (puce en silicium), en passant par la climatologie.

Par l’étude comparée des biominéraux formés par les coraux et d’autres organismes marins, les chercheurs du Centre Scientifique tentent de percer les secrets des gènes qui contrôlent l’élaboration des formes minérales. L’enjeu des scientifiques est aussi de comprendre comment l’élaboration des récifs calcaires coralliens peut interagir avec le cycle du carbone et donc avoir un effet sur la régulation de la température de notre planète et comment les changements climatiques affectent en retour ces récifs.