Malgré l'incident lié à l’éviction des candidats du PRG sur la liste des Alpes-Maritimes, l’union à Gauche est faite. Entouré de M. André Aschieri (Europe Ecologie), de M. Jean-Marc Coppola (Front de Gauche), de M. Ladislas Polski (Mouvement Républicain et Citoyen), Michel Vauzelle est serein pour le second tour de l’élection régionale. Après une balade dans les rues de Nice, les colistiers de l’Alliance de l’Olivier, se sont rendus Place Garibaldi où a été planté, aux pieds de la statue du Héros des Deux Mondes, un olivier. Debout face à la statue du héros Niçois, l’ancien ministre de François Mitterrand s’exclame : " au moment où les valeurs de L’Alliance de l’Olivier, composée du Parti Socialiste, d’Europe Ecologie, du Front de Gauche et du Parti Radical de Gauche, devrait arriver largement en tête dimanche prochain dans la quasi-totalité des départements de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et reconduire Michel Vauzelle à la tête de l’exécutif régional. Nem : Le Président de Michel Vauzelle : J’ai à lui répondre qu’il a oublié une chose, et c’est dommage pour un Président de NeM : Au vu des résultats du premier tour, tout porte à croire que vous serez réélu à la tête de l’exécutif régional. Quelle sera votre première action au lendemain de l’élection ? Michel Vauzelle : Ma première action sera pour l’emploi. Le peuple souffre du chômage et des effets de la crise contre laquelle le président Sarkozy n’a pas de réponse et n’a pas de politique puisque c’est un ultra capitaliste et un ultra libéral. Que l’Europe elle-même a une majorité de Droite au Parlement européen et que personne ne protège les travailleurs français et les usines françaises contre les délocalisations et peu à peu NeM : Michel Vauzelle : Que nous avons un accord qui a été signé avec le PRG au niveau régional et surtout au niveau national avec Monsieur Baylet, qui est le président national du PRG. Qu’il n’y a pas de problème avec le PRG. Chacun fait son choix, nous avons des accords signés avec les chefs de partis et nous les avons respectés. C’est un problème interne qui regarde le PRG. Propos recueillis par Williams Vanseveren-Garnier
|
Michel Vauzelle : la principale décision que je ferai voter immédiatement ira de le sens d’une création de 10 000 emplois par an !
Publié par
NeM
le
17.3.10
1 commentaires
Thèmes : Politique
COMMUNIQUE de M. Jean-Christophe Picard (PRG) : Michel Vauzelle est un traitre
Martine Aubry, premier secrétaire du Parti socialiste, et Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, avaient signé, le 17 décembre 2009, un accord électoral pour les élections régionales. Dans les Alpes-Maritimes, cet accord garantissait, « au 1er comme au 2e tour », la 11e place à un candidat PRG, en l’occurrence moi-même. Patrick Mennucci, le directeur de campagne de Michel Vauzelle, s’était fort logiquement engagé, la main sur le cœur, à respecter ce document… Pourtant, comme chacun pourra le constater, aucun des trois candidats PRG présents au premier tour ne figurent sur la nouvelle liste de Michel Vauzelle - qui comprend trente places - dans les Alpes-Maritimes. Le PS n’a donc pas seulement rayé mon nom mais éradiqué tout un parti. J’observe, en outre, sur la liste du 06, que le PS a accueilli de nombreux candidats – y compris socialistes - habitant dans d’autres départements. Gageons que ces touristes électoraux ne mettront pas souvent les pieds dans les Alpes-Maritimes ! Il est évident que cette scandaleuse manœuvre, à cinq jours du second tour, n’empêchera pas la victoire du président du conseil régional sortant… Le rejet de la politique de Nicolas Sarkozy est tel que la majorité des électeurs votera à gauche les yeux fermés. Par contre, cela risque de porter durablement atteinte à sa crédibilité, auprès de ses partenaires, d’une part, et auprès des électeurs, d’autre part. Comment celui qui a exalté la Fraternité pendant toute sa campagne peut, sans rougir, piétiner aujourd’hui ses alliés de la première heure qui se sont dévoués corps et âme pendant plus de deux mois (je suis moi-même intervenu à douze meetings politiques et les radicaux de gauche ont distribué des milliers de tracts dans tout le département) ? Comment les électeurs de dimanche prochain pourraient croire au respect des promesses électorales émanant de quelqu’un qui refuse d’appliquer un accord écrit ? Comment de simples citoyens pourraient faire confiance à celui qui n’hésite pas à trahir ses plus fidèles amis ? D’autant plus que Michel Vauzelle allant entamer son dernier mandat, il n’aura même plus besoin de chercher à satisfaire de futurs électeurs. Bref, il va pouvoir se faire plaisir sans avoir de comptes à rendre. Sans doute, ma réputation d’être un électron libre, un homme qui maîtrise ses dossiers, ne faisait pas de moi le bon petit soldat attendu. Mes fonctions de responsable local d’Anticor, association nationale de lutte contre la corruption, n’ont certainement pas dû jouer en ma faveur… Aurait-on peur que je sois trop rigoureux, trop curieux, trop honnête ? Aujourd’hui, je veux juste m’adresser aux radicaux de gauche des Alpes-Maritimes, à mes amis, à tous ceux qui ont participé à mes côté à notre campagne, à tous ceux qui m’ont soutenu et, plus globalement, à tous ceux qui ont espéré que les valeurs que je défend inlassablement, mon envie de faire de la politique autrement, mon obsession du respect d’une éthique politique, puissent avoir une petite place dans ces élections régionales. À tous, je veux juste vous demander pardon. Pardon des efforts que vous avez fournis à mes côtés. Pardon des espoirs que vous avez mis dans ma candidature. L’ayant été moi-même, je vous ai abusé. Michel Vauzelle et ses sbires ne sont pas des personnages estimables. Pour le second tour, je vais être très clair. J’appelle chacun à accomplir son devoir de citoyen : l’abstention, comme le vote blanc ou nul, ne servent à rien. Être citoyen, c’est choisir ! Je ne voterai pas pour Michel Vauzelle et je demande à tous ceux qui partagent mes valeurs, mes combats et mes idées, de m’imiter. Aucune voix ne doit encourager la trahison. Jean-Christophe Picard Président départemental du PRG |
Publié par
NeM
le
16.3.10
0
commentaires
Thèmes : Politique
Régionales : analyse politique de l'ancien maire de Nice Jacques Peyrat
Publié par
NeM
le
15.3.10
0
commentaires
Thèmes : Politique niçoise
06 : les résultats de l'élection régionale
Inscrits : 734 277 |
Publié par
NeM
le
15.3.10
0
commentaires
Thèmes : Alpes-Maritimes
Jacques Peyrat : "Nicolas Sarkozy m'a chassé du poste de maire que j'occupais"
Publié par
NeM
le
12.3.10
0
commentaires
Thèmes : Interviews
La Région soutient les exploitations agricoles dans leurs démarches de certification Agriculture Biologique
En juin 2006, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur s’est dotée d’un Plan régional de développement de l’agriculture biologique. Elle a notamment mis en place dans ce cadre un dispositif pour encourager la certification Agriculture biologique des exploitations agricoles. A quoi correspond cette aide ? Il s’agit d’une subvention pluriannuelle égale à 100 % du coût de la certification d’une même exploitation pendant une période maximale de 5 ans entre 2007 et 2013, et plafonnée à 1 000 € par an. Cette subvention se répartit de la façon suivante : 50 % financée par la Région, 50 % financée par l’Union Européenne (FEADER). Qui peut bénéficier de cette aide ? Tout agriculteur, individuel ou en structure sociétaire, affilié à la MSA en tant que chef d’exploitation à titre principal, bénéficiant des prestations de l’AMEXA (dont le siège d’exploitation se situe en Provence-Alpes-Côte d’Azur) et ayant notifié son activité " Agriculteur Biologique " ou " conversion " de l’année en cours auprès de l’Agence Bio. Les exploitations des lycées agricoles et les associations situées sur le territoire régional sont également éligibles. Modalités de versement de l’aide Les agriculteurs qui ont déjà déposé une demande les années précédentes afin que la subvention attribuée soit versée, il suffit de renvoyer la demande de paiement de l’aide annuelle ainsi que la facture acquittée de l’organisme certificateur au guichet unique partenarial de ce dispositif : - Direction Départementale des Territoires (DDT) pour les départements 04, 05 et 84, - Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) pour les départements 13, 83 et 06. Le formulaire de demande de paiement est disponible auprès de la DDT ou DDTM. Pour les agriculteurs qui n’ont pas demandé d’aide à la certification les années précédentes : Pour bénéficier d’une aide régionale et européenne pour la Certification AB à partir de 2010, il est nécessaire de se procurer le formulaire de demande ainsi que la notice correspondante, disponibles auprès du Groupement AB départemental, de la Chambre d’Agriculture du département, de la DDT ou de la DDTM, et de le renvoyer dûment rempli au guichet unique partenarial du département du siège de l’exploitation. Il est possible de bénéficier de cette aide pour une période de 4 ans (2010-2013) la date limite de dépôt des dossiers pour bénéficier d’une aide : 30 juin 2010 |
Publié par
NeM
le
3.3.10
0
commentaires
Thèmes : Infos PACA
Jacques Peyrat : "la proportionnelle devrait être la règle pour le Parlement"
Suite de l'interview de M. Jacques Peyrat : " Je vous demande de ne pas donner plus de puissance à l'UMP ". Dans cette entrevue, l'ancien sénateur-maire de Nice nous parle des langues régionales, des souvenirs qu'il a conservé de ses prédécesseurs Jean et Jacques Médecin, de son accession à l'Assemblée Nationale... avec la plus grande simplicité. Cette interview a été réalisée le 15 février dernier dans les salons de l'Hôtel Aston où l'Entente Républicaine tenait son assemblée générale.
Nem : Vous pensez que les langues régionales sont menacées ? Jacques Peyrat : Oui. Vous savez, langue qui n’est plus parlée tombe en désuétude. En Alsace on parle encore l’allemand particulier qui appartient aux alsaciens, on parle encore le breton en Bretagne, un peu le basque dans le Pays-Basque et chez nous, la langue nissart. Ces langues ne sont plus parlées maintenant que dans les campagnes ou par les personnes de mon âge, et quand la jeunesse ne parle plus, c’est parce que l’on ne parle plus dans les familles… Ma femme, qui est niçoise de souche, me racontait que ses parents et notamment ses grands-parents parlaient en niçois, mais qu’on lui interdisait de s’exprimer en niçois. La République était terrible, il fallait imposer la langue française. Je vous vois surpris Monsieur, mais savez-vous qu’en 1914 lorsqu’il y a eu cette mobilisation de plusieurs millions d’hommes qui sont allés au combat et quelques fois côte-à-côte, gens du Nord et gens du Midi, que ces gens ne se comprenaient pas. Les hommes parlaient tous leurs langues, l’auvergnat, le provençal, le chtimi, le nissart, le breton, le basque… Ils ne se comprenaient pas entre eux. Au bout de quatre ans ils se sont mis à se comprendre parce qu’on leur a appris le français, qui est devenue langue véhiculaire. Donc pour imposer le français dans ce pays, il y a eu de la part des instituteurs, les hussards de la République, un travail de fond pour habituer les enfants à quitter, en même temps que leurs sabots, leurs habitudes de « parler domestique », si je puis m’exprimer ainsi, pour pouvoir apprendre le français. Vous voyez que c’est une longue histoire là et Jean Médecin, qui était un homme extraordinaire c’est vrai, avec ce passé militaire dont je vous ai parlé, c’était un héros à l’état pur, cet avocat qu’il était aussi, cette vieille famille Médecin parlait niçois. Son fils Jacques, à son tour, parlait le niçois, mais un niçois moins littéraire que celui de son père, il parlait plus celui du Babazouk (le Vieux-Nice). Ces gens, qui avaient un grand charisme m’ont appris beaucoup de choses. D’ailleurs vous venez me voir là, à l’Entente Républicaine, et vous avez intelligemment compris que l’Entente Républicaine n’est, ni plus ni moins, que le pâle reflet du Rassemblement Républicain que faisaient Jean Médecin et Jacques Médecin son fils. Nem : Vous avez conservé un bon souvenir de Jacques Médecin ? Jacques Peyrat : Oui. Oui, mais je ne lui dois pas grand-chose parce que lui quand il est devenu maire à la mort de son papa – et j’y suis pour quelque chose parce que j’ai fait campagne pour lui, respectant le serment que j’avais fait avec son père, quand le temps des six ans se sont écoulés, il n’a pas jugé bon de me reprendre, ses sbires ayant un peu égrené de mauvaises choses à mon sujet, et je n’ai jamais su pourquoi. Et donc je suis revenu après, sans qu’il me demande quoi que se soit, mais en m’imposant, en dirigeant le Front National et en rentrant, avec onze de mes collègues, au Conseil Municipal. Et là, par contre, nous avons entretenu de bons rapports. Nous avons lutté à « fleurets mouchetés » pendant quelques années amusant un petit peu tout le monde et notamment la galerie. Mais j’aimais bien Jacques. C’est vrai j’aimais bien Jacques. D’ailleurs quand il a été incarcéré, à Grenoble, et puis près de Lyon, je suis allé le voir, notamment quand j’ai pensé présenter ma candidature. Et je lui avais demandé ce qu’il en pensait. Et il m’a répondu : « très, très bien et tu seras certainement un bon maire pour la ville de Nice.» Puis je lui ai dit : « Est-ce que tu souhaites que je prenne une personne en particulier sur ma liste qui serait proche de toi ? ». Et il m’avait demandé, avec émotion, de prendre sa seconde fille Anne-Laure, ce que j’ai fait. Ça ne m’a d’ailleurs pas très bien réussi car très rapidement elle s’est détournée de moi. Car l’orgueil des Médecin est considérable ! Mais j’ai fait ce que je devais faire, voilà. NeM : En 1977, vous avez été l’avocat d’Albert Spaggiari, l’auteur du fameux casse du siècle dernier. Une récente œuvre cinématographique en a été faite : « Sans arme, ni haine, ni violence », en 2007, par Jean-Paul Rouve. Avez-vous vu le film et qu’en avez-vous pensé ? Jacques Peyrat : Oui. Quand Spaggiari a fait son casse et que sa femme est venue, à mon cabinet, me demander de prendre sa défense, j’étais surpris, car je le connaissais bien, il avait été un ancien parachutiste lui aussi, il avait fait la guerre d’Indochine… J’ai dit : « Mais pourquoi ? Qu’est-ce qu’il a fait ? ». Et elle m’a répondu : « Et bien il a fait le casse de Nice. » Et là j’ai dit : « Quoi ? Le casse de Nice ? » Cela avait fait un bruit énorme dans la ville et c’est comme ça que j’ai pris la défense d’Albert. Bon, vous connaissez l’histoire, son incarcération puis son évasion spectaculaire et sa fuite. Et il n’a jamais été retrouvé. Pendant douze ou treize ans il avait eu toutes les polices de France et de Navarre aux trousses et ils n’ont jamais mis la main sur lui. Il est pourtant venu un certain nombre de fois en France, à Paris et même à Nice, me voir dans mon cabinet. Alors dans le film, l’acteur qui représente Spaggiari, s’est totalement identifié à lui. J’ai trouvé là une ressemblance et un jeu de rôle remarquable de cet acteur. NeM : Vous l’avez rencontré ? Jacques Peyrat : Oui, bien sur. Au paravent il était venu me voir, comme était venu me voir celui qui avait « les égouts du paradis », et pendant des heures je leur avais expliqué ce qu’ils savaient déjà et ce qu’ils ne savaient pas et notamment sur la personnalité extrêmement riche, sans vilain jeu de mot du fait du casse, d’Albert celui que nous appelions : « Bert ». Alors oui il est venu me voir et je pense que ça lui a servi pour son film, bien sûr. NeM : En 1986 vous faite votre entée au Palais Bourbon en tant que député du Front National pour les Alpes-Maritimes. Qu’avez-vous éprouvé au moment de votre accession au Parlement ? Jacques Peyrat : Hé bien je vais vous dire Monsieur. Là j’étais rentré effectivement au Front National en 1984 et élu député, puisque c’était un scrutin à la proportionnelle que le président Mitterrand avait institué, et qui selon moi devrait être la règle pour le Parlement français. Nous étions trente-cinq députés du Front National et cela avait fait du bruit dans « le Landernau ». Ce que j’ai éprouvé ? Hé bien je vais vous dire que, moi qui passait ma vie à parler comme je vous le fais maintenant, mais essentiellement parce que je plaidais un peu partout en France dans les Cours d’Assises, et qui est un exercice difficile et redoutable, je suis resté muet à l’Assemblée Nationale. NeM : Pour quelles raisons ? Jacques Peyrat : Terriblement impressionné. J’avais le sentiment que je n’étais pas à la hauteur de ceux qui m’avaient précédé, de tous ces grands noms de l’histoire parlementaire. NeM : Vous pensiez à qui à ce moment là ? Jacques Peyrat : A tous ces grands députés qui ont fait parler d’eux, comme à Raymond Poincaré, Georges Clémenceau « le Tigre », à Augustin Tardieu… enfin à tous ceux qui ont émaillé, qui ont fait la vie parlementaire, le parlementarisme de la troisième République. Et j’étais là et voilà… je n’osais pas prendre la parole. Et un jour le président de mon groupe m’a dit : « T’es avocat ou t’es pas avocat ? Alors si tu es avocat, tu vas prendre la parole ! » Et j’ai pris la parole pour la première fois sur un sujet que je connaissais bien, puisque j’étais le rapporteur du budget du soutien des forces de Propos recueillis par Williams Vanseveren-Garnier
Notes de l'auteur : la troisième partie de l'interview sera consacrée à l'accession de Jacques Peyrat à la mairie de Nice en 1995 et à sa réélection, aux affaires qui ont entaché son second mandat, aux prochaines élections régionales, à l'actuel projet de la ligne 2 du tramway... Celle-ci sera diffusée la semaine prochaine.
|
Publié par
NeM
le
2.3.10
0
commentaires
Thèmes : Interviews



