Les 5 et 6 juillet, la Commission européenne réunira quelques-unes des personnalités les plus influentes dans le secteur des biocombustibles pour discuter des avantages et des enjeux de la production et de l'utilisation des biocombustibles. Lors de cette conférence de deux jours accueillie par Mme Benita Ferrero-Waldner, Commissaire européenne chargée des relations extérieures et de la politique du voisinage, interviendront le président de la Commission, M. José Manuel Barroso, le président brésilien, M. Luiz Inacio Lula da Silva et le premier ministre portugais, M. José Sócrates. Les commissaires européens Andris Piebalgs, Peter Mandelson, Louis Michel et Stavros Dimas et des ministres de l'UE et du monde entier seront aussi au nombre des participants ainsi que des représentants des milieux industriels et universitaires, des représentants des ONG et d'autres groupements, afin de discuter de la manière de concevoir une stratégie internationale pour la production, la consommation et le commerce des biocarburants. Les discussions porteront sur cinq grands sujets: les politiques de soutien des biocarburants, le développement du commerce international des biocarburants, la recherche dans le domaine des biocarburants, les risques pour l'environnement et les avantages de la production et de l'utilisation des biocarburants et les biocarburants dans les pays en développement. Le président Barroso a déclaré : "Bien gérés, les biocarburants peuvent présenter de gros avantages: ils peuvent contribuer à renforcer la sécurité énergétique et à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ils sont aussi synonymes de perspectives de développement industriel, d'innovation et de promotion de l'emploi. Nous avons besoin de définir une politique de l'Union dans le domaine des biocarburants qui aille dans le sens de nos objectifs d'une amélioration de la sécurité des approvisionnements et de la lutte contre le changement climatique tout en assurant un développement durable". La commissaire Ferrero-Waldner a fait la déclaration suivante: "La Commission est décidée à jouer un rôle de premier plan pour garantir que le développement des biocarburants se fait dans le respect de notre planète, pas d'une manière qui présente de nouveaux risques. Nous devons en même temps aller dans le sens d'un marché international crédible et durable et viser une convergence des normes concernant les biocarburants. Nous ne pourrons y parvenir que par un dialogue franc et transparent avec l'ensemble de nos partenaires et la conférence d'aujourd'hui constitue un premier pas sur cette voie". Le secteur des transports produit presque un tiers des émissions de CO² dans l'UE et dépend presque exclusivement du pétrole, combustible fossile largement importé, dont le prix devrait grimper au fur et à mesure que ses réserves diminuent. La nouvelle politique énergétique de l'UE, adoptée en mars 2007, propose de réagir immédiatement à cette situation en favorisant la production et la consommation des biocarburants pour remplacer l'essence et le diesel et en se fixant un objectif de 10 % minimum pour la part du marché des biocarburants d'ici à 2020. Cette proposition est un des volets de la feuille de route pour les énergies renouvelables proposée par la Commission européenne en janvier 2007 afin d'aller dans le sens d'une part de 20 % pour les énergies renouvelables dans le bouquet énergétique de l'Union d'ici à 2020. L'ensemble de ces propositions sera incorporé dans une directive générale relative aux énergies renouvelables qui comprendra également un mécanisme pour la viabilité des biocarburants. L'UE a produit 3,9 millions de tonnes de biocarburants en 2005, soit une augmentation de 60 % par rapport à 2004. La production de bioéthanol (à partir de céréales) a atteint 0,73 million de tonnes, celle du biodiésel (à partir de colza) 3,2 millions de tonnes, ce qui correspond à 1 % de la consommation d'essence et de diésel dans l'UE. En 2005, la production mondiale de bioéthanol destiné au marché des carburants avoisinait les 26,9 millions de tonnes, ce qui représente environ 2 % de la consommation mondiale d'essence. Le Brésil est le premier producteur mondial de bioéthanol, avec près de 13 millions de tonnes produites en 2005, suivi des États-Unis avec 11,8 millions de tonnes produites. |
Biocarburants : les grands acteurs internationaux conviés à un débat
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Thèmes : Europe
Sarkozy à Marseille pour l'inauguration du tramway
Le Président de la République se rendra, mardi 3 juillet 2007, dans le département des Bouches-du-Rhône pour inaugurer le tramway de Marseille. Le nouveau réseau de tramway de Marseille est un projet de trois lignes finales au centre de la ville et une partie de sa banlieue, et dont l'ouverture des tronçons s'effectuera progressivement jusqu'en 2011. Le Président de la République tient à saluer en personne ce projet autant économique qu'environnemental, qui devrait rendre la ville de Marseille encore plus attractive et agréable à vivre. Programme :
11 h 15 Inauguration du Tramway au centre-ville de Marseille en présence de M. Jean-Claude GAUDIN, Maire de Marseille. Trajet jusqu'à la station "Longchamp" 11 h 30 Arrivée à la station "Longchamp". Mot d'accueil de M. Jean-Claude GAUDIN, Maire de Marseille 11 h 35 Intervention de M. le Président de la République |
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Thèmes : Infos PACA
M. Nicolas SARKOZY confie une mission de réflexion à M. Hubert VEDRINE
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Thèmes : France
72 000 ordinateurs distribués aux enfants de 4ème et 3ème, des collèges des Bouches-du-Rhône
Avec 72 000 ordinateurs distribués aux enfants de 4ème et 3ème, les collégiens des Bouches-du-Rhône disposent d'un outil indispensable pour s'ouvrir sur le chemin des nouvelles technologies. "L'éducation est un enjeu essentiel pour l'avenir de nos enfants car elle constitue l'élément indispensable d'une intégration réussie. C'est tout l'enjeu de notre politique éducative, qui mobilise, en 2006, plus de 136 millions d'euros en faveur des collégiens et de leurs familles", précise le communiqué du Conseil Général des Bouches du Rhône. La distribution des ordinateurs portables aux élèves de 4e et 3e s'effectue jusqu'au 3 juillet 2007, dans les collèges du département, avant le départ en vacances d'été. A la rentrée 2007, de la même manière, un ordinateur portable neuf sera donné aux nouveaux élèves qui entrent en 4e et aux élèves nouvellement inscrits en 3e. Il sera accompagné d'une clef USB afin de permettre à ces élèves de stocker leurs données et de les transporter facilement entre le collège et leur domicile. Les établissements seront également dotés en ordinateurs portables neufs pour une mise à disposition des équipes pédagogiques, et en classes mobiles afin que le travail pédagogique engagé avec les ordinateurs portables puisse être poursuivi en classe. Ordina13, c'est : L'équipement de chaque collège public et privé d'1 ordinateur fixe pour 5 élèves Des subventions de fonctionnement attribuée à chaque collège et destinée à couvrir les dépenses supplémentaires liées au développement du dispositif "1 pour 5" Le don, chaque année, de 60 000 ordinateurs portables à tous les élèves de 4ème et de 3ème, ainsi qu'aux équipes pédagogiques, pour une utilisation en classe et à la maison L'équipement de tous les établissements, publics et privés, en casiers destinés au rangement des ordinateurs La participation à l'achat de logiciels éducatifs et pédagogiques pour l'ensemble des collèges La création et le financement de 154 postes d'ATI (Accompagnateurs Techniques Informatiques) dans les collèges publics L'équipement des collèges publics en imprimantes et vidéo projecteurs (matériel périphérique) Le câblage de tous les collèges publics du département avec installation dans chacun d'entre eux de locaux climatisés pour les serveurs et réalisation d'une interconnexion des réseaux administratifs et pédagogiques, L'équipement de tous les collèges, publics et privés, du réseau Internet haut débit Dans chaque collège public, 15 salles de classe, la salle des professeurs et le bureau de l'ATI sont équipés de bornes WIFI. |
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Thèmes : Infos PACA
Un évènement exceptionnel : Des espèces nouvelles de poissons pour La Réunion
Lors de la dernière éruption volcanique dont les coulées se sont déversées en mer sur la côte sud-est, l'Aquarium de la Réunion, l'ARVAM (association pour la recherche et la valorisation marines) et un autre chercheur, Alain Barrère de la Maison du vocan, ont récupéré des poissons remontés en surface suite à une augmentation de la température et de l'acidité de l'eau. Plus de 300 poissons appartenant à une centaine d'espèces différentes ont été repêchés. Ce sont pour la plupart des poissons de grande profondeur. Si pour l'instant, peu d'espèces ont été identifiées car les ichtyologues locaux sont plutôt spécialistes des poissons récifaux ou des poissons commerciaux, il est certain que la liste des espèces rattachées à l'île de la Réunion va s'allonger. Il est vraisemblable que de nouvelles espèces seront décrites par les spécialistes. C'est la première fois qu'un tel phénomène (remontée en surface de poissons des profondeurs suite à une éruption) est observé dans le monde. C'est dans cette perspective que le Muséum d'Histoire Naturelle a sollicité l'expertise de M. Jean-Claude Quéro, Ichtyologue de l'IFREMER (aujourd'hui retraité), pour travailler sur ces collections. AVRIL 2007 : Une nouvelle coulée arrive à la Mer Un phénomène inédit: de nouvelles espèces font surface L'équipe scientifique qui avait exploré, en août 2004, la coulée active sous-marine de pillow-lavas du Piton de la Fournaise, retourne sur les lieux en raison d'une nouvelle éruption du volcan du Piton de la Fournaise. Surprise cette année, le volcan a fait surgir de nouvelles espèces venues des profondeurs! Une découverte enrichissante pour la biodiversité réunionnaise! Quelle explication pour ce phénomène ? 2 hypothèses sont avancées: - Tout d'abord celle de l'existence d'une sortie de lave en profondeur; - Celle plus probable de couloirs d'effondrement des matériaux volcaniques qui dévalent depuis la surface, le long de la pente sous-marine. Ces effondrements peuvent être d'ailleurs provoqués par les séismes et/ou par la poussée des coulées en surface. Cette dernière hypothèse semble la plus vraisemblable, compte tenu de la configuration du secteur. De fait, les poissons benthiques seraient affectés du point de vue physiologique (respiration, osmorégulation ;, ...) au point d'en mourir soit par empoisonnement dû aux composés toxiques (acides, minéraux, soufre, ...) soit par asphyxie. Des travaux scientifiques plus précis doivent être menés sur les poissons conservés congelés pour clarifier ces éléments. La remontée des poissons profonds est sans doute liée à l'apport de matériaux chauds à de grandes profondeurs créant ainsi une colonne d'eau ascendante qui a aspiré les animaux. La rencontre LAVE - OCEAN Mardi 02 avril 2007, le volcan du Piton de la Fournaise, est à nouveau entré en éruption. Comme lors des déversements à l'océan des années précédentes (2002, 2004 et 2005), l'île s'étend encore un peu plus. En effet, cette année encore, plusieurs bras de lave se sont formés pour rejoindre l'océan. Une occasion extraordinaire pour l'équipe scientifique constituée dès 2002 (Alain BARRERE, Jean-Pascal QUOD, Jean Michel BOU, Patrick DURVILLE et Thierry MULOCHAU) et celle-là même qui s'était rendue en août 2004, sur la coulée active sous-marine de pillow-lavas, de réitérer son expérience et d'effectuer de nouveaux prélèvements pour améliorer les connaissances sur l'incidence des coulées en milieu sous-marin. L'arrivée de la coulée dans la mer est accompagnée par des explosions et une fragmentation de la lave et de la roche. Les débris sont transportés par le panache et retombent dans les environs non sous forme de fines particules mais sous forme de dépôts de sable. Le Bestiaire des profondeurs Ces dimanche et lundi de Pâques 2007, l'équipe scientifique a voulu tenter de plonger à nouveau sur la coulée active du Piton de la Fournaise, accompagnée par des cinéastes. Malheureusement, l'activité volcanique étant violente, la plongée n'a pu être réalisée dans les conditions de sécurité requises. Mais l'équipe a eu la surprise de constater à la limite de la masse d'eaux chaudes (70°C) la présence de nombreux poissons morts en surface. Ceux-ci ont été collectés et, ...surprise! Il s'agit d'espèces profondes. Ce qui suggère que la coulée a atteint des profondeurs importantes car de telles observations n'avaient pas été faites en 2004. Vessie natatoire gonflée, yeux exorbités, parfois complètement cuits ... les poissons remontés en surface sont dans un sale état mais encore identifiables ! Principales causes avancées par les scientifiques : la chaleur de l'eau, les variations de profondeur et la diminution de la pression ! Il est également possible que les organismes marins aient été intoxiqués par les eaux marines chargées en composés toxiques. Mercredi 11 avril, une nouvelle expédition a permis de collecter de nouveaux poissons, et cette fois, en meilleur état ! Les scientifiques débordent d'enthousiasme face à, encore une fois, la découverte de nouveaux spécimens. Au laboratoire, les poissons sont photographiés et congelés en attendant une étude plus poussée. Le suivi des scientifiques Pour l'instant, les scientifiques ne possèdent aucune piste pouvant être considérée comme sûre, mais voici ce qu'ils constatent : "certaines de ces espèces évoluent entre 60 et 80 m, d'autres entre 200 et 300 m, d'autres encore jusqu'à certainement plus de 500 m." Plus de 300 spécimens représentant une centaine d'espèces sont collectés. Certains poissons sont connus des scientifiques de l'Aquarium de La Réunion, d'autres repérés dans les ouvrages de référence mais jusqu'à présent n'avaient jamais été observés sur les zones marines réunionnaises. D'autres espèces sont totalement inconnues des scientifiques locaux. "Nous sommes en présence d'une dizaine d'espèces communes déjà répertoriées comme le poisson écureuil. Les autres n'ont jamais été observées dans nos flots", souligne Thierry Mulochau, biologiste de l'Aquarium. L'inventaire de la diversité biologique locale va donc faire un bond en avant puisque c'est même une nouvelle famille qui a été observée ici, celle des Peristediidae. Les principales caractéristiques de ces poissons issus des profondeurs sont des yeux démesurés, des organes bioluminescents (transparents) et une bouche énorme aux dents aiguisées, capable de saisir toute pitance alentours. Les espèces ont développé ces particularités en raison de la faible lumière présente dans les profondeurs, et des conditions de vie extrêmes qui s'y trouvent. On appelle cette zone, située entre 200 et 1000 m de profondeur, la "zone crépusculaire" (ou oligophotique). La plupart des espèces cette zone remontées en surface sont pélagiques (vivent en pleine eau). Elles effectuent des migrations nycthémérales: remontent en surface la nuit pour se nourrir. Il est fort possible qu'elle s aient été touchées lors de cette migration. En revanche d'autres espèces vivent sur le fond (espèces démersales). Se pose donc le problème de leur remontée en surface. |
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Thèmes : Environnement
PRESIDENCE PORTUGAISE DU CONSEIL DE L'UNION EUROPEENNE : UNE UNION PLUS FORTE POUR UN MONDE MEILLEUR
D'emblée, le mot "union" est un concept ralliant 27 Etats souverains du continent européen autour d'un présent et d'un avenir communs. Une Union ouverte d'Etats qui, en Europe, partagent les valeurs sur lesquelles reposent ce projet : le respect à l'égard de la dignité humaine et des droits des personnes, la liberté, la démocratie, l'égalité et l'état de droit. Une Union solidaire entre pairs, fondée sur la volonté de ses citoyens. + d'infos ... |
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Thèmes : Europe
Jardinez avec un minimum d'eau !
Téléchargez le nouveau carnet de l'environnement consacré aux plantes méditerranéennesAvec son climat méditerranéen, le Var est habitué aux fortes chaleurs. Tous les étés, plan d'action anti-sècheresse oblige, l'usage de l'eau est fortement restreint et bien souvent les jardins en souffrent. Mais jardiner malgré le manque d'eau, c'est possible ! Certaines plantes riches d'une extraordinaire diversité de feuillages, de floraisons, de formes et de parfums tolèrent températures élevées et climat sec. Pour en savoir plus, le Conseil Général du Var tient à votre disposition un tout nouveau carnet de l'environnement sur les plantes méditerranéennes. Caractéristiques de ces végétaux, informations pratiques et conseils en botanique, ce carnet vous permettra de conserver un jardin attrayant qu'elle que soit la saison. |
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Thèmes : Infos PACA
La désertification, un des plus grands défis à l'environnement, selon un rapport de l'ONU
La désertification, exacerbée par les changements climatiques, représente "le plus grand défi environnemental de notre époque", affirme un nouveau rapport de l'Université des Nations Unies qui prévient que sans des politiques pour la combattre, les gouvernements devront faire face à des migrations de populations en masse. La perte de productivité des sols et la dégradation de l'environnement pose une "menace imminente à la sécurité internationale", affirme un communiqué de l'Université des Nations Unies publié aujourd'hui à New York. Un tiers de la population de la planète, soit environ deux milliards de personnes, sont des victimes potentielles des effets de la désertification, affirme le rapport. Ce dernier prévient qu'en conséquence ce sont près de 50 millions de personnes qui pourraient être déplacées dans les 10 prochaines années. Le rapport préconise des mesures à l'échelle mondiale et nationale : une réforme de la gestion des terres, un terme au pâturage excessif, à la surexploitation des terres, aux pratiques d'irrigations non durables et la mise en place de nouvelles sources de revenu pour les populations qui habitent dans ces régions. L'ONU souligne aussi qu'il faut rejeter la notion selon laquelle "l'aridité et la rareté de l'eau sont des phénomènes inévitables". Le rapport suggère de mieux informer les populations locales et de leur donner les pouvoirs et les moyens de protéger leurs terres au lieu de poursuivre des intérêts à court terme. Enfin, il alerte contre certaines conséquences de la mondialisation et de politiques de subvention à l'agriculture, qui peuvent avoir des effets négatifs. |
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2.7.07
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Thèmes : International
OMAN : pour la première fois un site est retiré de la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO
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2.7.07
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Thèmes : International
La colonisation à longue distance (pouvant atteindre jusqu'à 1.000 km) des plantes de l'Arctique
L'étude de l'empreinte génétique d'espèces végétales présentes en Arctique a permis à une équipe norvégienne, en collaboration avec le Laboratoire d'écologie alpine (CNRS, Université de Grenoble) de démontrer la capacité de ces espèces végétales de coloniser, en fonction des modifications climatiques, des territoires séparés les uns des autres par des distances pouvant atteindre jusqu'à 1.000 km. La prédiction des distributions géographiques futures des organismes en fonction du changement climatique actuel représente un enjeu majeur. Avec le réchauffement climatique, les espèces vont avoir tendance à migrer vers les pôles, pour suivre le déplacement de leurs niches écologiques, afin de pouvoir réunir à nouveau la somme des conditions nécessaires à leur viabilité. Mais l'une des principales incertitudes de cette migration est la vitesse avec laquelle les plantes peuvent suivre ce déplacement. Soit elles suivent sans délai les niches écologiques auxquelles elles appartiennent, et les modèles de prédictions basés sur l'analyse de ces niches suffisent alors pour établir des prédictions fiables sur la vitesse de colonisation de ces plantes. Soit elles mettent un certain temps pour suivre leur niche et dans ce cas il faut tenir compte de la vitesse de colonisation pour obtenir des prédictions fiables. En analysant les empreintes génétiques de neuf espèces végétales, les chercheurs ont démontré que les colonisations à longue distance sont fréquentes dans l'Arctique. En effet, en comparant des échantillons prélevés au Spitzberg, en Norvège, un archipel très isolé et entièrement recouvert de glace il y a 20.000 ans, avec des échantillons prélevés dans différentes régions entourant cet archipel, il apparaît que ce lieu a été colonisé à maintes reprises, à partir de sources différentes telles que le Groenland, la Russie ou la Scandinavie, et par un nombre important de propagules(1). Suite à cette multitude de migrations végétales, il semble donc raisonnable de considérer que la colonisation n'est pas un facteur limitant dans l'Arctique. On peut donc estimer que les modèles basés sur l'analyse des niches écologiques devraient permettre de prédire les changements à venir d'aires de répartitions de la flore dans cette zone géographique. En revanche, la question reste posée pour les zones tempérées, où nous savons que certaines espèces arbustive ne suivent pas immédiatement leurs niches. Notes : 1) Organe de dissémination des plantes, tels que les graines. Références : Frequent long-distance plant colonization in the changing Arctic, Alsos IE, Bronken Eidesen P, Ehrich D, Skrede I, Westergaard K, Jacobsen GH, Landvik JY, Taberlet P, Brochmann C, Science, 15 Juin 2007 |
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Thèmes : Environnement



