Influence du mode de vie des ménages sur l'environnement

Les modes de vie des ménages ont des incidences directes et indirectes sur la qualité de l'environnement, et donc sur la qualité de leur cadre de vie (air, eaux, sols...). Les ménages sont partie prenante de la stratégie nationale de développement durable. Ils peuvent agir pour la résolution des problèmes environnementaux, soit de manière directe par leurs pratiques domestiques et l'usage de leur voiture par exemple, soit par leur choix de consommation.

On entend par ménage l'ensemble des occupants d'une résidence principale. En 2004, on compte 25 millions de ménages en France, c'est-à-dire 78% de plus qu'en 1960. En comparaison, la croissance démographique n'est que de 32% sur la même période. La structure des ménages a également évolué : un ménage était constitué de 3,2 personnes en moyenne en 1960, contre 2,4 en 2004. Sur la même période, la moyenne d'âge de la population a augmenté et le partage de l'emploi entre hommes et femmes s'est modifié. Ces évolutions ont influencé les changements de modes d'habitat, de mobilité, de consommation courante des ménages.

L'habitat est devenu l'un des premiers postes de dépenses des ménages : il représente 24% des dépenses totales en 2004 (soit 8 650 euros courants/ménage), contre 11% en 1960. L'acquisition de biens et équipements de la maison a de plus été multipliée par 3,6 en 40 ans (prix constants). L'accès à la propriété, l'individualisation de l'habitat, l'agrandissement des surfaces habitées, l'amélioration du confort, contribuent à l'accroissement des émissions de gaz à effet de serre et sont en partie responsables de l'artificialisation des sols.

La mobilité quotidienne motorisée concerne plus de ménages qu'auparavant et les dépenses qui lui correspondent ont été multipliées par 5 (prix constants) pour l'ensemble des ménages. Cependant, la part des dépenses consacrées au transport (achat du véhicule, entretien, carburant) a peu évolué dans la structure de consommation d'un ménage : elle est de 9% en 1960 contre 13% en 2004. Les distances parcourues globales se sont considérablement accrues (+49% entre 1988 et 2004) et sont synonymes de pollution de l'air et d'émissions de gaz à effet de serre.

Les dépenses de consommation alimentaire des ménages ont doublé à prix constants sur 40 ans et se sont accompagnées d'un changement des modes alimentaires : plus de produits "prêts à l'emploi", de produits laitiers et carnés... Cependant, la part du budget consacrée à l'alimentation par les ménages a diminué par rapport à celle consacrée à l'habitat, notamment du fait de l'industrialisation de la chaîne de production alimentaire. Les impacts environnementaux directs, comme la production de déchets, s'accentuent. Les impacts indirects, tels que la production de gaz à effet de serre, sont liés à l'assujettissement de la chaîne de production alimentaire à la consommation d'énergie et à sa dépendance vis-à-vis des transports.

Changements climatiques : il est urgent de mettre en oeuvre le Cadre d'action de Hyogo

La Stratégie internationale pour la réduction des désastres (ISDR, selon son acronyme anglais) exhorte les gouvernements à accélérer la mise en oeuvre du Cadre d'action de Hyogo signé en 2005 et visant à faire face aux effets des changements climatiques.

"Le problème aujourd'hui est que la vulnérabilité de la planète face aux désastres ne fait que s'accroître, et la situation va empirer avec les changements climatiques", a déclaré Salvano Briceño, le Directeur du secrétariat de l'ISDR, dans un communiqué publié aujourd'hui à Genève.

"Nous devons donc agir maintenant pour réduire les risques de conséquences dévastatrices sur les gens et sur leur mode de vie", a-t-il insisté.

L'ISDR rappelle que les inondations ont été à l'origine de 84% des décès lors de désastres naturels entre 2000 et 2005, et ont représenté 65% de tous les dommages et pertes subis, pour un total de 466 milliards de dollars sur la décennie 1992-2001.

Les seules inondations au Royaume-Uni cette année seraient responsables de 12 milliards de dommages.

Alors que les phénomènes météorologiques extrêmes devraient se répéter, l'ISDR encourage les actions qui permettraient de réduire les pertes en vies humaines et les dommages importants subis par les collectivités et les pays.

Le "Cadre d'action de Hyogo pour 2005-2015: Pour des nations et des collectivités résilientes face aux catastrophes" a été adopté et signé par 168 pays lors de la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes qui s'est tenue du 18 au 22 janvier 2005 à Kobe au Japon, dans la préfecture de Hyogo.

L'adoption d'une législation adéquate est fortement encouragée par l'ISDR afin de promouvoir la construction de bâtiments aux infrastructures solides ainsi que de villes et de villages dans des zones qui ne sont pas sujettes aux inondations.

Dans le rapport de la Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes, les cinq priorités dégagées s'attachent à l'importance qu'il faut donner à la réduction des risques de catastrophe aux niveaux national et local, avec l'adoption d'un cadre institutionnel solide pour mener à bien les activités correspondantes.

Le Cadre d'action inclut également la mise en évidence, l'évaluation et la surveillance des risques de catastrophe et le renforcement des systèmes d'alerte rapide.

Il encourage d'utiliser les connaissances, les innovations et l'éducation pour instaurer une culture de la sécurité et de la résilience à tous les niveaux.

Il recommande de réduire les facteurs de risque sous-jacents, en particulier lors de la gestion de l'environnement et des ressources naturelles, ainsi que dans l'aménagement du territoire.

Enfin, une autre priorité est celle de renforcer la préparation en prévision des catastrophes, afin de pouvoir intervenir efficacement à tous les niveaux lorsqu'elles se produisent. Cela passe en particulier par la mise en place de mécanismes d'échange d'informations, par l'organisation d'exercices de préparation aux situations de catastrophes et par la création de fonds d'urgence.

Une mission de l'UNESCO envoyée en RDC après le massacre de plusieurs gorilles du Parc national des Virunga

Une mission de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) et de l'Union mondiale pour la nature (UICN) partira le 11 août en République démocratique du Congo (RDC) afin d'enquêter sur les massacres de gorilles de montagne survenus, sans raison apparente, dans le Parc national des Virunga.

"Ces tueries sont un coup porté à la préservation des gorilles de montagne et un recul quant aux efforts faits pour protéger ce site", souligne un communiqué publié à Paris.

La mission, qui doit durer dix jours, se rend en RDC à l'invitation des autorités du pays et de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).

En concertation avec les autorités locales et les partenaires sur le terrain, les membres de la mission tenteront de déterminer les raisons pour lesquelles on s'en prend aux gorilles de montagne dont le nombre, dans le parc national, est estimé à 370 (sur une population mondiale de 700).

Sept d'entre eux ont déjà été tués dans des incidents séparés depuis le début de l'année.

Sur la base de ses conclusions, et en consultation avec les autorités congolaises, la mission proposera des mesures pour protéger les gorilles de montagne et pour améliorer la conservation de ce site de valeur universelle exceptionnelle, inscrit depuis 1979 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, et depuis 1994 sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Cette mission s'inscrit dans le cadre du mécanisme renforcé de surveillance adopté lors de la 31e session du Comité du patrimoine mondial, à Christchurch (Nouvelle-Zélande), il y a à peine plus d'un moins.

L'absence d'explication aux récentes tueries est très préoccupante. En effet, il ne s'agit pas de cas classiques de braconnage dont la motivation est commerciale. En outre, les animaux ont été tués malgré un renforcement des patrouilles de surveillance et alors même que des militaires sont présents dans la zone.

Après des discussions avec Francesco Bandarin, Directeur du Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO, William Lacey Swing, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et chef de la Mission d'observation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) a promis que la MONUC apporterait tout son soutien à la mission de l'UNESCO et de l'UICN.

Les membres de la mission rencontreront des représentants du gouvernement à Kinshasa. Ils recueilleront aussi des données, notamment les témoignages des gardiens et des administrateurs du Parc national, ainsi que des représentants de la MONUC et des communautés locales.

Les experts s'entretiendront par ailleurs avec des responsables politiques et militaires de la province. Ils examineront l'état de préservation du Parc national des Virunga, les menaces qui pèsent sur le site ainsi que sa gestion.

Enfin, ils étudieront l'incidence économique de la situation sur l'économie locale, notamment sur le tourisme. Les experts feront part de leurs conclusions aux autorités de Kinshasa et à leurs partenaires sur place et rédigeront un rapport sur la situation.

Situé dans le Nord-Est de la RDC, près des frontières ougandaise et rwandaise, le Parc national des Virunga, établi en 1925, est le plus vieux d'Afrique. Il revêt une importance cruciale pour la préservation in situ de la diversité biologique.

Sachant que cinq des sites de RDC inscrits sur la Liste du patrimoine mondial ont dû être placés sur la Liste du patrimoine mondial en péril, et compte tenu de la récente dégradation de la situation dans les Virunga, l'UNESCO a prévu d'organiser cet automne une réunion de haut niveau afin d'examiner les moyens d'améliorer la situation.

Elle rassemblera les autorités compétentes de RDC, des spécialistes du patrimoine naturel de l'UNESCO, des représentants de l'Union africaine et des organisations sous-régionales, ainsi que le président de l'UICN.

L'UNESCO et les observateurs s'inquiètent en particulier de ce que les progrès accomplis ces dernières années sur les plans militaire et politique n'ont pas contribué à la préservation des biens du patrimoine mondial en RDC, alors que leur intégrité avait pu être préservée pendant le conflit dans la région des Grands lacs (au tournant des années 1990 et 2000), grâce aux fonds alloués par la Belgique, l'Italie et la Fondation pour les Nations unies.

Les Virunga, ainsi que les autres zones de l'Est de la RDC sont aujourd'hui particulièrement vulnérables.

Les pyralènes (PCB) sont présents jusqu’à la mer !

Le dernier arrêté préfectoral, daté du 13 juin 2007, interdisait la consommation ainsi que la commercialisation de poissons pêchés dans le Rhône du barrage de Sault Brénaz dans l’Ain jusqu’aux limites administratives de la Drôme et du Vaucluse d’une part, et les limites administratives de l’Ardèche et du Gard, d’autre part. Malheureusement aujourd’hui cette mesure doit être étendue jusqu’à la mer : les préfets du Vaucluse, du Gard et des Bouches-du-Rhône ont signé le 09 août dernier un arrêté dans ce sens. Cette problématique concerne maintenant plus de 300 km de tronçon du Rhône !

La FRAPNA (Fédération Rhône Alpes de Protection de la Nature) et FNE (France Nature Environnement) apprennent ainsi avec consternation, mais sans réelle surprise, cette mauvaise nouvelle. Nous demandons que de nouvelles investigations soient engagées sur les grands affluents comme la Saône, l’Isère et la Durance. Que le nouveau Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durable mette en oeuvre tous les moyens indispensables pour le suivi de cette pollution ainsi que pour le programme de recherche sur les pollutions sédimentaires lancé cette année, à notre demande, sur le bassin Rhône Méditerranée. Nous souhaitons que des analyses soient réalisées sur la pêche côtière dans le delta du Rhône (poissons et coquillage) et en Camargue. Enfin, vu l’importance de la problématique, la FRAPNA et FNE demandent d’étendre les investigations au niveau national et la création d’un observatoire national des pollutions sédimentaires !

La pollution par les PCB* n’est qu’un exemple parmi d’autres substances toxiques présentes en trop grand nombre dans l’environnement alors que la ressource en eau est au cœur des débats politiques au niveau international. En France, à l’heure du Grenelle de l’Environnement, la pollution aux PCB doit être prise en compte de manière urgente, au même titre que les pollutions engendrées par les pesticides.

* Les PCB ou encore polychlorobiphényles sont classés comme polluants organiques persistants (POPs) par l'Organisation des Nations Unies. Les organismes vivants qui les absorbent, comme les poissons, servent de capteurs par bioaccumulation. Ingérés sur une longue durée, les PCB peuvent provoquer des retards de croissance, des problèmes de fertilité, voire des cancers.

Chute du jeune Ivan Dembsky

Le Premier ministre François Fillon déplore la chute accidentelle d'un enfant lors d'une intervention de la police dans le cadre d'une enquête préliminaire pénale sur une famille d'étrangers en situation irrégulière et témoigne de toute sa compassion aux parents du jeune Ivan Dembsky.

Si la politique de l'immigration voulue par la Nation, et mise en oeuvre sous l'égide de Brice Hortefeux, ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Co-développement, nécessite une fermeté et un engagement fort de tous les agents de l'Etat, il est évidemment nécessaire de faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame.

Le Gouvernement demande une enquête d'inspection, sans préjudice évidemment de l'enquête judiciaire ouverte par le Parquet. Les conclusions de cette enquête seront rendues publique.

Contamination aux PCB des poissons du Rhône

Des poissons pêchés dans certaines portions du Rhône (Départements du Rhône, de la Drôme, de l'Ain et de l'Ardèche) se sont révélés contaminés par des polychlorobiphényls (PCB), dont certains sont connus sous la marque Pyralène, au-dessus des seuils réglementaires. Par mesure de précaution des campagnes de pêche de même type ont été organisées dans les départements situés en aval.

A la suite des prélèvements effectués, pour le département des Bouches-du-Rhône, dans le Rhône ainsi que sur les étangs qui lui sont liés en Camargue les résultats des analyses ont montré une contamination en PCB à des degrés divers des poissons prélevés dans le Rhône.

Le préfet des Bouches du Rhône a par conséquent interdit par arrêté du 7 août 2007 la pêche en vue de la consommation et la commercialisation des poissons pêchés dans le Rhône, le Grand Rhône jusqu'à son embouchure et ses canaux dérivés : le canal d'Arles à Fos et le canal du Rhône à Fos ; à l'exclusion des étangs et du petit Rhône et ce dans les limites administratives du département. Une information a d'ores et déjà été faite auprès de la filière professionnelle de pêche.

Les préfets du Vaucluse et du Gard ont également pris des arrêtés d'interdiction identiques.
Une expertise de l'AFSSA, attendue d'ici l'automne prochain, permettra de réévaluer la situation et d'adapter les mesures en conséquence.

Les polychlorobiphényles (PCB) sont des contaminants environnementaux liés à l'activité humaine. Leur commercialisation est interdite depuis 1987. Leur utilisation est limitée aujourd'hui et jusqu'en 2010 aux anciens systèmes clos comme les condensateurs électriques et les transformateurs. Un plan visant à leur élimination est en cours . Ces molécules sont très stables dans l'environnement et se fixent, lorsqu'elles sont présentes, dans la matière grasse des animaux contaminés et de leurs produits. Ainsi, la consommation régulière et sur une longue période du poisson contaminé peut constituer un risque potentiel pour la santé humaine.
La pêche (sans consommation), la baignade et les sports nautiques ne présentent aucun risque sanitaire pour l'homme.
Des investigations sont en cours pour déterminer la cause de ces contaminations. A cet effet, le préfet de la région Rhône-Alpes, coordonnateur de bassin, a confié à la DIREN, en lien avec l'ensemble des services de l'Etat concernés à l'échelle locale, l'élaboration d'un programme d'études et de recherche pour comprendre le phénomène de pollution (origine et mobilisation des PCB dans les sédiments), l'incidence des rejets actuels et définir un programme de gestion visant à améliorer la situation.

Ce programme sera débattu d'ici fin septembre, avec les élus, les représentants de la société civile et les industriels concernés.

Vol à main armée au Musée des Beaux-Arts de Nice

Plusieurs hommes armés et masqués ont braqué le 5 août 2007 vers 13 heures le personnel du musée des Beaux-Arts de Nice pour s’emparer de quatre tableaux d’une valeur inestimable :

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Toute personne en possession d’informations concernant ce vol est priée de contacter le Bureau Central National d’INTERPOL FRANCE (ref. BCN/OCBC/ATHENA/NR18) ainsi que le Secrétariat Général d’INTERPOL (ref. 2007/37141).

Fin des restrictions sur les rassemblements d’animaux Michel Vauzelle satisfait de la décision du Ministère de l’Agriculture

"Je me réjouis d’avoir été entendu par Monsieur Barnier, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche concernant l’importance de trouver une solution pour le maintien des fêtes taurines traditionnelles camarguaises durant la saison estivale. Je suis en effet satisfait de la décision du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche qui va permettre la reprise des concours de manades" a déclaré Michel Vauzelle, Député, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche a en effet suivi l’avis de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments. Un décret doit paraître demain au Journal Officiel levant les restrictions sur les rassemblements d’animaux sur le territoire national.

L’arrêté du 4 août 2007 relatif à la fièvre aphteuse, qui interdisait tout rassemblement d’animaux provenant de différents élevages, perturbait en effet gravement les animations taurines traditionnelles. Aussi, dans la perspective de la réunion d’experts des 27 qui se tenait hier à Bruxelles et qui devait permettre de réexaminer la situation, Michel Vauzelle avait adressé un courrier à Michel Barnier, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, afin d’attirer son attention sur les spécificités des fêtes taurines en Camargue.

"Les concours de manades sont fortement ancrés dans la culture camarguaise. Ils contribuent à la valorisation de l’agriculture régionale et à l’attractivité de notre territoire. Les mesures d’allègement annoncées récemment par votre Ministère ne répondent que très partiellement aux préoccupations des éleveurs de taureaux de Camargue. Aussi, vous demanderai-je de bien vouloir réexaminer, au vu des conclusions qui seront rendues par les experts à Bruxelles, dans quelles conditions ces manifestations taurines pourraient être maintenues durant la saison estivale" avait ainsi exprimé hier Michel Vauzelle.

PREVIMER : de nouvelles prévisions en ligne pour tous les usagers de la mer

Ouvert au public à titre expérimental dès l'été 2006, le site Internet d'observations et de prévisions côtières PREVIMER vient d'élargir l'éventail des informations disponibles : géographiquement en s'étendant à la quasi-totalité du littoral français, thématiquement en donnant désormais accès à des paramètres biologiques. Pour la mer d'Iroise, un bulletin quotidien complète ces prévisions.
Revue des nouvelles informations disponibles sur le site www.previmer.org

Des prévisions de courants, niveaux de la mer et température de l'eau pour les trois façades maritimes françaises

L'intégration de nouveaux modèles permet dorénavant de disposer de données, heure par heure, pour les façades atlantique et méditerranéenne, de la direction et de l'intensité des courants, des niveaux de la mer, de la température et la salinité de l'eau en surface et au fond. En regard, les observations satellite de température de surface sont également disponibles.

Pour la Manche et le bassin d'Arcachon, des modèles encore plus fins fournissent des prévisions de courants, niveaux et surcote de marée avec des résolutions spatiales atteignant 200 mètres.

Un bulletin quotidien pour la mer d'Iroise
Le bulletin quotidien élaboré pour la mer d'Iroise présente la situation météorologique actuelle, donne les prévisions de marée réelles tenant compte des conditions atmosphériques, des heures d'étale, des heures et vitesses maximum des courants dans les principaux chenaux de navigation (goulet de Brest, chenal du Four, Raz de Sein). Il indique également les surcotes ou décotes de marée prévues, les hauteurs et périodes de vagues et enfin la température de l'eau en surface pour quelques points remarquables. Ce bulletin fournit une interprétation immédiate des prévisions issues de modèles, destinée notamment aux plaisanciers.

La hauteur et la direction des vagues à six jours
Les prévisions à six jours, de hauteur et de direction des vagues, calculées par le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine, sont également délivrées par Previmer. Elles couvrent le globe et sont particulièrement détaillées le long des côtes françaises. Des courbes temporelles et des spectres fréquence-direction sont également mis en ligne.

Des prévisions de concentrations de nutriments et de plancton dans le golfe de Gascogne
Le site PREVIMER s'est récemment enrichi de résultats de simulation des cycles naturels de l'azote, du phosphore et du silicium pour le plateau continental français du golfe de Gascogne
(www.previmer.org/previsions/production_primaire). Il fournit, en surface et au fond, la répartition de la salinité et de la température des nutriments dissous (nitrate, phosphate et silicate), ainsi que celle des diatomées (phytoplancton siliceux), des dinoflagellés et des nanoflagellés (phytoplancton non-siliceux), pour le jour courant et le lendemain. Il permet par ailleurs de consulter les cartes journalières des mois passés, ou de comparer la chlorophylle totale simulée à celle observée en surface par le satellite.

Simple, ce modèle d'écosystème pélagique ne permet pas de simuler tous les évènements phytoplanctoniques multiples et fugaces signalés par l'imagerie satellitaire. Il vise seulement à reproduire certaines des grandes tendances et à en fournir une explication dynamique. Ainsi il devrait par exemple aider à la compréhension des phénomènes observés chaque semaine à la côte par le Réseau de Surveillance du Phytoplancton et des Phycotoxines (REPHY), en leur donnant une "profondeur de champ" vers le large et dans le temps.

Un premier exemple est consultable sur le site Internet en comparant l'animation de la répartition simulée des dinoflagellés au cours des mois de mai et juin 2007 et le calendrier des apparitions de dinoflagellés (dont certains toxiques) sur les côtes de Bretagne-sud, fourni chaque semaine sur Internet par le bulletin "REPHY info toxines" (www.ifremer.fr/depot/del/infotox).

Previmer : les partenaires
Le projet PREVIMER, coordonné par l'Ifremer, est réalisé en partenariat avec le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine, Météo France, l'Institut de Recherche pour le Développement, l'Institut Universitaire Européen de la Mer ainsi que le Technopôle Brest Iroise.

Ce projet s'inscrit dans le cadre du Contrat de Plan Etat Région Bretagne. Il est cofinancé par les fonds FEDER de l'Europe, l'Ifremer, l'IRD, la région Bretagne, le département du Finistère et Brest Métropole Océane. Sa réalisation s'appuie sur les compétences des partenaires industriels régionaux.

Le projet va se poursuivre jusqu'en 2013 dans le cadre d'un nouveau contrat de projet Etat Région Bretagne avec comme objectifs principaux de pérenniser le service, offrir un accès à davantage d'observations et de nouvelles prévisions, proposer de nouveaux produits et représentations encore mieux adaptés aux usagers.

Franchises : le gouvernement persiste dans l'hypocrisie

Le président de la République a annoncé hier matin à Dax la mise en oeuvre de franchises médicales.

Ces franchises seront de 50 euros par an et par assuré.

Ces mesures se placent dans la continuité de celles prises par les gouvernements Raffarin et Villepin qui avaient déjà diminué les remboursements des consultations médicales et relevé le forfait hospitalier.

Cette annonce est choquante. Elle intervient :

- Au coeur de l'été pendant les vacances des Français

- Au moment où le gouvernement vient de faire voter 13 milliards de cadeaux fiscaux pour une poignée de privilégiés.

- Elle utilise la compassion en direction des malades du cancer ou d'Alzheimer pour justifier une mesure impopulaire destinée à combler pour partie les conséquences de la politique de la droite en matière de protection sociale.

- Les franchises pénaliseront les malades. Elles toucheront les familles les plus modestes même si N. Sarkozy affirme qu'elles seront exonérées sans toutefois préciser le seuil.